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Sécurité sanitaire

Pas d'application du principe de précaution pour le BPA

Arnaud Jadoul

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Pas d'application du principe de précaution pour le BPA
Des études fiables ont conclu à l’innocuité des biberons fabriqués avec cette substance, déclare la ministre de la Santé.

« Le principe de précaution ne s’applique qu’en l’absence d’études fiables. Là, les études fiables existent et concluent en l’état actuel de la science à l’innocuité » des biberons fabriqués avec du bisphénol A (BPA), a déclaré la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, en réponse en à une question du député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde. Ce dernier venait de lancer qu’« il nous semble urgent d’appliquer le principe de précaution en interdisant la présence de BPA notamment dans la fabrication des biberons », rappelant que le Canada venait d’interdire les biberons au BPA. La ministre a indiqué que les résultats des études menées par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) avaient conclu à l’innocuité du BPA, même en cas de choc thermique important. « Ces études sont confirmées par l’ensemble des grandes agences sanitaires », a-t-elle ajouté, citant notamment l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Les autorités canadiennes ont agi « sous la pression de l’opinion publique et sur la base d’aucune étude scientifique sérieuse », a encore indiqué Roselyne Bachelot. « Le principe de précaution est un principe de raison, il n’est en aucun cas un principe d’émotion », a-t-elle conclu.

Dénonciation. Des propos dénoncés par le Réseau environnement santé (RES), qui, dans un communiqué, souligne que, à ce jour, « 671 études concluent que le bisphénol A est impliqué dans des problèmes sanitaires majeurs ». De nombreux chercheurs, bien que prudents, se montrent également favorables à l’application du principe de précaution, leur doute s’expliquant par le manque de données et les limites des modèles actuels pour évaluer des effets d’une exposition à long terme à de faibles doses de polluants. Même Jean-François Narbonne, professeur de toxicologie à l’université de Bordeaux et membre du groupe d’experts « contaminants chimiques » à l’Afssa, reconnaît que « l’appréciation du risque par rapport à la dose journalière admissible n’est plus suffisante ; des études de biosurveillance sont nécessaires afin d’évaluer les taux d’imprégnation réels chez l’homme ».

Renonciation. Cependant, du côté des fabricants français, à l'instar de leurs confrères américains, nombreux sont ceux qui préfèrent appliquer le principe de précaution et renoncer à commercialiser des produits à base de BPA. Béaba, par la voix de son président, Jean-Paul Vulliermet, a assuré que d’ici quelques mois, il proposerait des biberons en plastique sans BPA pour ne pas accentuer « l’angoisse des mamans ». La marque Dodie propose déjà depuis trois ans une gamme de biberons sans BPA ainsi que des biberons en verre. Idem pour Medala qui n’en utilise plus depuis mai 2008 et Philips qui annonce commercialiser prochainement une gamme de biberons sans BPA.

 

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