Nous suivre Emballages Magazine : l'actualité de l'emballage et du conditionnement

Economie circulaire

Le club Bio-plastiques seulement en partie d’accord avec l’Ademe

Tiziano Polito
Le club Bio-plastiques seulement en partie d’accord avec l’Ademe

L’organisme commente le récent avis de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise l’énergie au sujet des sacs compostables pour fruits et légumes. -

L’avis que l’Agence de l’environnement et de la maîtrise l’énergie (Ademe) a publié le 14 novembre dernier sur l’impact environnemental des sacs pour fruits et légumes fait réagir les parties prenantes. Emballages Magazine s’est fait l’écho des principales recommandations contenues dans ce rapport qui vise à établir un bilan environnemental sur lesdits sacs compostables à domicile, instaurés par la loi de transition énergétique pour la croissance verte en 2016. Chacun jugera du contenu de ce rapport, disponible en ligne. Le club Bio-plastiques, qui représente la filière française des solutions biosourcées et compostables, accueille plutôt favorablement sa publication. L’organisme professionnel, qui rappelle que l’avis des experts de l’Ademe se fonde sur le rapport ACV comparative de sacs destinés à l’emballage de marchandises au point de vente autre que les sacs de caisse et sur l’étude La Compostabilité des sacs fruits et légumes en compost domestique, se félicite que soient confirmés les avantages des sacs biosourcés compostables. Le club Bio-plastiques rappelle que si les sacs à usage unique biosourcés, en papier ou en plastique compostable domestiquement, ont une performance environnementale très proche, ceux en papier munis d’une fenêtre en plastique affichent un impact plus important. 

Deux réserves

L’organisme professionnel émet toutefois deux réserves sur l’avis de l’Ademe. La première concerne le nombre de réutilisations effectives des sacs qui, comme ceux en coton ou en plastique épais, sont destinés à accomplir plusieurs boucles au cours de leur existence. Pour mémoire, l’Ademe prône de maximiser l’emploi de ces emballages qui, au-delà d’un nombre minimal de réutilisations – 40 pour un sac coton, 8 pour la version plastique – présentent un bilan environnemental plus favorable. Or, s’interroge le club : « Ce nombre d’utilisations pourra-t-il être réaliste dans la pratique pour le grand public? » La deuxième réserve concerne la recommandation de l’Ademe de rendre payants les sacs pour fruits et légumes, y compris s’ils sont en plastique biosourcé et compostables : « Ceci ferait payer aux Français plusieurs centaines de millions d’euros pour une écologie punitive qui pénaliserait les ménages et le développement de la filière de compostage » indique l’association professionnelle. Et de renchérir :  « Cette mesure pénaliserait le développement indispensable de la filière de compostage en privant le consommateur d’un outil gratuit d’aide au tri et à la collecte des biodéchets alimentaires, cette mesure risquerait de décourager la consommation de fruits et légumes vendus en vrac. Or, le transfert du vrac vers des produits suremballés aurait un effet pervers sur l’environnement. »

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Emballages Magazine


Nous vous recommandons

Multisac découpe avec Comexi

Investissements

Multisac découpe avec Comexi

Le fabricant d’emballages souples a investi dans une S1 DT. - Une machine pour en remplacer deux et produire encore plus vite… Multisac n’a pas eu à réfléchir longtemps lorsqu’il a[…]

06/12/2019 | PlastiquesProduction
La filière de l’emballage carton s’alarme de l’amendement « vaisselle réemployable »

Economie circulaire

La filière de l’emballage carton s’alarme de l’amendement « vaisselle réemployable »

LPR aide Saint Louis sucre à automatiser ses flux

Investissements

LPR aide Saint Louis sucre à automatiser ses flux

Korozo à la conquête de l’Europe

Acquisitions

Korozo à la conquête de l’Europe

Plus d'articles