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Des composés perfluorés dans les alternatives aux plastiques

Henri Saporta

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 Des composés perfluorés dans les alternatives aux plastiques

Des associations européennes ont mené une étude sur la vaisselle à usage unique d’origine végétale.

Les professionnels de la plasturgie le répètent régulièrement : les alternatives végétales - bambou, palmier - aux produits en plastique à usage unique ne présentent pas forcément un meilleur bilan environnemental et sanitaire… Une étude menée par UFC-Que Choisir et trois autres associations de consommateurs européennes en apporte la démonstration. Cinquante-sept « alternatives végétales », à savoir 39 articles de vaisselle et 18 modèles de pailles, ont été testées pour 6 familles de contaminants. Résultat : 66 % des échantillons testés contiennent des composés perfluorés (PFAS), dont certains sont cancérogènes, immunotoxiques, toxiques pour le développement et/ou perturbateurs endocriniens.  Les PFAS servent à créer une barrière aux graisses et à l’humidité. McDonald's France précise n'avoir « d’ores et déjà plus aucun composés (PFAS, PFOAS et PFOS) au sein de (ses) emballages ».  Générations futures, une organisation non gouvernementale (ONG) qui a participé à étude, a indiqué pour sa part ne pas avoir fait d'analyse sur des  emballages de cette enseigne en France. Les concentrations les plus élevées se trouvent dans « les produits en fibre moulée » tels que les bols, les assiettes et des emballages  pourtant annoncés comme « biodégradables ou compostables ».

Effet cocktail

« On peut en outre pointer le risque d’un « effet cocktail » pour certains produits qui présentent un cumul de substances (notamment composés perfluorés, chloropropanols, amines aromatiques), particulièrement pour les pailles en papier-carton », remarque l’association de consommateurs. Profitant d’un encadrement européen des allégations vertes jugé laxiste, les emballages de ces produits mettent largement en avant leur caractère « compostable » ou « biodégradable ». Pourtant, dénonce l’UFC-Que Choisir, « avec une telle présence de composés perfluorés, leur compostage (domestique ou industriel) aboutira à relâcher dans les sols ces substances particulièrement persistantes. Quant au recyclage, s’il est possible pour les produits en papier ou en carton, il n’en est pas de même pour la vaisselle en feuilles de palmier, bambou ou canne à sucre, dès lors que les produits sont traités avec un liant hydrophobe. »

Allégations environnementales

L’association demande donc aux autorités européennes de « définir une liste précise des matériaux et additifs pouvant être utilisés sans danger comme substituts aux plastiques pour la vaisselle jetable » et de « renforcer le contrôle des allégations environnementales, notamment relatives au compostage ». Assiettes, verres et gobelets jetables en plastique sont interdits à la vente en France depuis le 1er janvier 2020. Pailles et couverts, depuis le 1er janvier 2021.

Avec Fabian Tubiana (Plastiques & Caoutchoucs Magazine)

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