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Economie circulaire

Des applications plus nombreuses pour le recyclage chimique

Arnaud Jadoul

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Des applications plus nombreuses pour le recyclage chimique

Le film multicouche PA/PE de Viscofan est destiné au segment de la viande.

© Javier Ederra

Paccor, Sealed Air, Viscofan et Greiner Packaging annoncent le lancement d’emballages rigides et souples, mono- et multicouches, totalement ou partiellement en PP, PE et PA "circulaires". -

Pour la viande, des préparations déshydratées ou des applications non-alimentaires, des solutions en plastique recyclé selon des procédés chimiques, fruits de collaborations entre fabricants d’emballage, start-up du recyclage et groupes pétrochimiques, sont régulièrement annoncées. Au cœur de ces avancées apparaît le britannique Plastic Energy, avec sa technologie de conversion anaérobie thermique, qui transforme une large gamme de plastiques en fin de vie, souillés ou contaminés, traditionnellement difficiles à traiter, en huiles synthétiques de pyrolyse. Le recycleur doit cette présence à ses partenariats avec le pétrochimiste Sabic et le spécialiste des emballages alimentaires Sealed Air.

Multicouche rPE/rPA

Le premier de ces récents développements est l’œuvre des néerlandais DSM et Fibrant, du saoudien Sabic et des espagnols Cepsa et Viscofan. Leur coopération a abouti à la production d’un film barrière multicouche pour produits carnés. Fabriqué par Viscofan, il comprend du polyamide (PA) Akulon CRC-MB de DSM « issu de plastiques usagés et post-consommation », assure l’industriel. La chaîne est la suivante : Sabic produit du benzène « certifié circulaire » - à partir du Tacoil de Plastic Energy – que Cepsa convertit ensuite en phénol ; Fibrant utilise celui-ci pour fournir son caprolactame EcoLactam, qui rentre finalement dans la formulation du PA de DSM, « élaboré selon une approche d’équilibre massique », précise celui-ci. Sabic livre également à Viscofan du polyéthylène (PE) TruCircle. Pour sa part, le plasturgiste espagnol a collaboré avec son client ElPozo, un des leaders de la viande et des préparations carnées.

Film rétractable

Toujours pour la viande, mais aussi la volaille, le poisson, la salaison, les fromages, les plats cuisinés et préparés, Sealed Air a mis au point le film souple Cryovac rBDF S10 qui contient 30% de résines circulaires, certifiées ISCC (International Sustainability & Carbon Certification) de surcroît. « Le premier de qualité alimentaire au monde », proclame le fabricant américain. D’une épaisseur de 21 microns, ce film barrière rétractable est « un tiers plus léger que les emballages HFFS largement utilisés et trois fois plus fin que les autres films thermoformables », revendique encore Sealed Air. En outre, l’intégration de résine recyclée ne nuit pas à sa brillance ni à sa transparence.

Bac injecté

Avec Unilever, Greiner Packaging aborde le segment des aides culinaires. Le géant des biens de consommation n’en est pas à sa première initiative dans le domaine. Partenaire de Sabic depuis deux ans, il a déjà commercialisé des pots de glace Magnum et des emballages airless de Ren Clean Skincare en plastique chimiquement recyclé. Cette fois, il a travaillé avec le fabricant autrichien sur des bacs et couvercles à 100% en polypropylène (PP) recyclé monocouche pour la marque Knorr. Le test ayant été concluant, l’objectif est de produire un million de pots rigides pour des bouillons déshydratés. Comme la version précédente en PP vierge, l’emballage – le modèle K3-F de Greiner Packaging, moulé par injection – est recouvert d’un manchon en carton pour offrir une grande variété de décors et être adapté à différentes marques. De plus, une languette déchirable permet de séparer facilement les deux composants après utilisation. Unilever espère étendre l’emploi de rPP à tous les emballages de ce type d’ici à 2025.

37% de rPP

Enfin, c’est Paccor qui a coopéré avec Total pour thermoformer des bacs en PP intégrant 37% de matière issue de déchets ménagers (photo ci-dessus). Ces contenants s’adressent, pour l’heure, à des applications non-alimentaires. Mais le groupe allemand ambitionne de développer rapidement des emballages en rPP pour l’alimentaire. En les couplant au code-barres Digimarc, il pourra ainsi « passer à un système circulaire à grande échelle ». « Les emballages en PP sont très différents selon l’application à laquelle ils sont destinés, alimentaire ou non-alimentaire, et le niveau de protection qu’ils doivent assurer. Cela entraîne une forte variabilité de la matière première issue des déchets post-consommation. C’est pourquoi Paccor étudie simultanément des méthodes pour augmenter la teneur en résine post-consommation », explique-t-il.

 

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