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De nouvelles questions sur le bisphénol A

La rédaction d'Emballages Magazine

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De nouvelles questions sur le bisphénol A

Le composé chimique proviendrait de sources autres que l'alimentation, selon une étude américaine.


Le bisphénol A (BPA) pourrait infiltrer l'organisme via d'autres vecteurs que les aliments, la poussière et l'eau par exemple, selon une étude américaine publiée le 28 janvier dans Environmental Health Perspectives, qui soulève de nouvelles questions sur cette substance controversée utilisée dans des conteneurs en plastique. Cette étude montre également que le BPA pourrait se métaboliser lentement, relève le Dr Richard Stahlhut, du centre médical de l'Université Rochester de New York, principal auteur de la recherche.
Jusqu'à présent, l'alimentation était considérée comme la source d'exposition principale au BPA. Les scientifiques pensaient également que le BPA était rapidement et totalement éliminé par le corps humain. Afin de vérifier cette assertion, Richard Stahlhut et ses collègues ont voulu tester si le taux urinaire de BPA chez des personnes en jeûne diminuait parallèlement à la durée du jeûne. Leur étude a porté sur 1 469 adultes entre 2003 et 2004.
Or, d'après leurs résultats, un taux élevé en BPA persiste, même après 24 heures sans consommer de nourriture. Et la durée du jeûne n'a pas permis de prédire de façon significative un taux de BPA plus élevé ou plus bas. Ces résultats vont à l'encontre des hypothèses selon lesquelles les niveaux de BPA diminuent de moitié toutes les cinq heures après avoir été absorbé. "Selon nos données, les teneurs de BPA dans l'organisme paraissent diminuer environ huit fois plus lentement", précise le Dr Stahlhut, pour qui ce phénomène pourrait s'expliquer par le fait que le BPA aurait d'autres sources que l'alimentation, comme la poussière de maison ou l'eau du robinet. Le chercheur pense aussi que le BPA pourrait rester stocké dans les graisses du corps, rendant son élimination plus lente.
Ces résultats se révèlent d'autant plus importants que les avis d'innocuité concernant le BPA délivrés par les autorités sanitaires américaines et européennes (FDA, EFSA) étaient en partie basés sur l'hypothèse d'une élimination rapide du BPA, selon le communiqué de l'université de Rochester. Un rapport d'experts indépendants américains rendu public en septembre 2008 conclut toutefois que la FDA a ignoré certaines données scientifiques et a eu recours à des méthodes inadéquates pour parvenir à cette conclusion.
(avec AFP)

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