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Van Genechten tourne une page...

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Le belge Van Genechten tire un trait sur son rachat, il y a deux ans, de la cartonnerie Sica Duprez (lire 721) située à Tourcoing (Nord). L'entreprise familiale, dont le nom demeurait une référence de choix dans l'univers du chocolat, sortait alors d'un redressement judiciaire et d'une ènième restructuration. Van Genechten espérait alors profiter de cette acquisition pour élargir son portefeuille à la chocolaterie à forte valeur ajoutée, qui lui manquait jusqu'alors. Faute d'avoir réussi à redresser la barre, malgré l'apport de productions précédemment réalisées chez VG Goossens (ex-Goossens Cartotec) établi à Marcq-en-Baroeul (Nord) et malgré le renforcement de la prospection commerciale, Sica Duprez sera donc fermé. Les clients ne sont jamais revenus vers cette structure, qui aura connu trois plans sociaux en moins de cinq ans et vu son effectif chuter de 220 à 70 personnes, devenant la plus petite unité de Van Genechten en France. Les derniers salariés seront mutés, pour une vingtaine d'entre eux, vers les autres unités du groupe dans l'Hexagone : Marcq-en-Baroeul, Meyzieu (Rhône) et Angoulême (Charente) uniquement, Beauvais (Oise) n'ayant pas de possibilités d'embauche. Les autres bénéficieront d'une cellule de reclassement qui vise à proposer deux postes par personne licenciée. La direction espère dégager des produits exceptionnels de la vente de l'usine de 4 000 mètres carrés et d'une partie du parc machines pour alléger le coût de cette fermeture.

Echec industriel. Car la disparition de Sica Duprez signe un échec industriel fort coûteux pour Van Genechten : outre l'acquisition de la société elle-même, l'aventure aura enregistré de lourdes pertes d'exploitation depuis deux ans (dont plus d'un million d'euros en 2004), et entraîné le financement d'un plan de sauvegarde de l'emploi très onéreux. Une situation qui a contribué à plomber les comptes des activités de Van Genechten en France, marché stratégique pour le groupe, avec un tiers de son chiffre d'affaires de 320 millions d'euros, mais non rentable. Le groupe belge contrôlé par la famille de Somer, et dont le siège est situé à Turnhout, est présent depuis 1983 en France à travers Goossens Cartotec racheté alors à American Can. S'y sont ajoutées depuis des usines à Meyzieu, Angoulême, Beauvais et Tourcoing. Soit un effectif de 650 personnes.

Nouveau directeur. C'est pour redresser et optimiser les activités françaises que le groupe a nommé un nouveau directeur général pour la France depuis quelques mois : Dirk Ketele. « La France est le seul pays où nous avons tant d'unités. C'est un défi de les organiser de façon virtuelle pour ne pas doublonner les compétences », explique le dirigeant flamand. De compléter : « il est difficile en France d'investir et de prendre des risques ». Van Genechten, numéro trois européen du secteur, veut insuffler une culture d'entreprise commune à l'ensemble de ses unités, notamment par une mise en réseau des structures « à travers les différents pays, et croisant les différents niveaux hiérarchiques ». Exemple : Van Genechten a développé un système informatique global intégrant l'ensemble des archives de projets développés par toutes les unités et utilisables par l'ensemble des filiales. Le choix d'un nouveau nom pour les activités françaises est aussi envisagé : VGP France serait ainsi possible.

Haut de gamme. Autre orientation : le groupe veut spécialiser davantage ses sites selon les segments de marché. Pour la France, Angoulême est dédié aux produits à haute valeur ajoutée tels que champagne, cognac, et chocolat et fera l'objet d'ici quelques mois d'un nouveau programme d'investissements, pour se renforcer dans le segment haut de gamme ; Meyzieu est plutôt ouvert sur les marchés de grande consommation tandis que Marcq-en-Baroeul et Beauvais sont spécialisés dans les produits vendus en hypermarché, avec un savoir-faire spécifique de Beauvais dans le domaine du multipack, des produits frais et des boissons. « Il y a de la surcapacité sur le marché et chez nous. Mais, si on réussit à gérer la flexibilité, à gérer les grands dossiers avec les clients multinationaux, on peut garder notre position forte sur le marché français », explique Dirk Ketele, qui évoque une évolution logique du groupe « vers le marketing et les services » dans les prochaines années.

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