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Une mécanisation compliquée des emballages spécifiques

PATRICK CAPPELLI

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La préparation de commandes pour le e-commerce implique une mécanisation convoyeurs, pick to light et identification par radiofréquence (RFID), de manière à aider au maximum le préparateur et faire plus de volume », estime Sophie Dumas, chef de marché chez l'éditeur Sage. Mais cette automatisation n'est pas toujours aisée à réaliser, en raison de lignes de commandes souvent composées d'un ou de quelques articles, sans parler des produits encombrants - électroménager, mobilier - impossibles à trier sur des convoyeurs. « Les systèmes mécanisés sont peu flexibles, ou alors il faut investir beaucoup pour traiter des capacités dont on n'est pas certain », rappelle Thierry Mercouroff, directeur marketing de L4 Logistics. « On ne peut pas raisonner sur un schéma de mécanisation totale. Il existe plusieurs catégories de produits qui ne passeront jamais sur des convoyeurs et encore moins des machines de tri », ajoute Pascale Barbé, directrice commerciale chez SeD Logistique.

En matière d'automatisation des entrepôts, il existe plusieurs types de machines : convoyeurs à gares, trieurs et transstockeurs (ou magasins automatisés). Dans le cas des convoyeurs, les opérateurs remplissent le colis qui s'arrête à chaque gare. Mais quand il s'agit de gérer des dizaines de milliers de références différentes, ça devient très compliqué. Idem pour les trieurs, qui éjectent une commande par sortie : si on doit préparer des milliers de commandes, on a le choix entre mettre les trieurs en batterie - ce qui occupe beaucoup de surface et coûte cher - ou travailler en plusieurs fois, mais alors on risque de ne pas disposer d'assez de temps dans la journée.

Automatisation ou préparation manuelle

Amazon, par exemple, e-commerçant emblématique, a choisi le « tout manuel ». À l'inverse, la Camif, qui doit faire face à des flux très disparates dans le textile, les produits culturels ou encore l'électroménager utilise un transstockeur pour les colis complets, tout en gérant la préparation de détail avec un trieur équipé de 300 goulottes. En face de chaque gare, un préparateur affecte les produits qui arrivent dans cinq cartons différents. Mais pour les items encombrants ou hors gabarit, le stockage et la manipulation n'est pas mécanisée.

Pixmania, qui gère 30 000 commandes quotidiennes, a fait le choix d'un transstockeur OSR de Knapp associé à des convoyeurs et trieurs, tout en réalisant un picking manuel pour une partie des produits.

Livraison J+1

En fait, l'entrepôt est organisé en deux chaînes de manutention, une pour les produits légers et l'autre pour les matériels lourds ou encombrants, comme les écrans plats ou l'électroménager. Ce e-commerçant, filiale de l'anglais DSG (ex-Dixons) a également choisi de développer son propre WMS pour piloter sa supply chain. « Nous faisons à la fois du BtoB, via notre site Pixmaniapro, et du BtoC. C'est pourquoi nous devons gérer des lignes mono et multiréférences », explique Patrick Oualid, directeur des nouveaux marchés.

L'équipementier Savoye travaille pour nombre de e-commerçants, dont l'anglais e-Buyer, qui vend des produits high tech. Créé en 1999, ce vendeur en ligne possède environ 10 000 références, pour 2000 commandes journalières envoyées à un million et demi de clients internautes. Le système a été conçu pour permettre une livraison en J+1, avec des ordres de commandes qui arrivent à 20 heures la veille.

Le système est composé du WMS, de convoyeurs, de pick to light pour les rotations rapides et d'un réseau radio. Des cartons de différents formats sont utilisés, et le nombre de produits par ligne de commande est bas (moins de 3 en moyenne). Le système permet de préparer plusieurs commandes simultanément et réduit la congestion des lignes. Les préparateurs ont des terminaux portables équipés en vocal pour le picking manuel (60 lignes à l'heure), des terminaux radio (120 lignes par heure) et des pick to light (250 lignes par heure). Une pesée automatique détecte les erreurs. Selon Savoye, il s'agit « d'une solution flexible et évolutive, répondant bien aux besoins du e-business ».

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