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Un nouvel actionnaire pour Sidel ?

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Lors de l'assemblée générale ordinaire de Sidel qui s'est tenue, le 26 juin dernier, sous la présidence de Jean-Marie Descarpentries, Gérard Stricher, président du directoire, a présenté la nouvelle stratégie (Lire 611) du leader mondial des machines à souffler les bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET) : recentrage sur les lignes complètes pour le conditionnement des liquides alimentaires ; regroupement de toutes les activités sous le seul nom de Sidel ; cession des sociétés qui ne s'inscrivent pas dans le recentrage. L'occasion également de présenter officiellement le nouveau comité exécutif.

Redressement rapide. Cette assemblée a approuvé les comptes de l'année 2001 qui a vu une baisse du chiffre d'affaires de 9 % à 932,6 millions d'euros et une perte de 47,5 millions d'euros. Pour les années à venir, Gérard Stricher maintient son engagement d'un redressement rapide. A fin mai 2002, l'entreprise annonce, sur son coeur de métier, un potentiel de chiffre d'affaires de 598 millions d'euros en hausse de 10,8 % par rapport à la même période en 2001. Dans un communiqué, l'entreprise souligne : « Sidel est désormais en ordre de marche et anticipe une année 2002 caractérisée par une croissance du chiffre d'affaires et un retour aux bénéfices alors même que les effets de la nouvelle stratégie ne porteront leurs fruits qu'à partir de l'exercice 2003. »

Conditionnement aseptique. Afin de conforter son développement sur tous les segments de marchés des liquides alimentaires dont, par exemple, le lait, Sidel a annoncé le principe d'une croissance externe dans les bouteilles en polyéthylène haute densité (PEhd). D'une façon plus générale, Sidel table, au plan technique, sur son procédé barrière Amorphous carbon treatment on internal surface (Actis) pour les petits contenants et sur sa nouvelle technologie de conditionnement aseptique sous isolateur Alto.

Problème d'actionnariat. Reste que l'entreprise doit encore résoudre son problème d'actionnariat. Tetra Laval, qui détient toujours quelque 94 % du capital, est actuellement représenté par un Trustee nommé par la Commission européenne. Le recours déposé par le suédois pour contester le veto européen à la fusion sera traité en octobre. Les premières plaidoiries ont eu lieu les 2 et 3 juillet devant le Tribunal de première instance de la Cour européenne de justice (CEJ). Au coeur du débat ? L'association du plastique et du carton peut-elle créer un « effet de levier » de nature à conférer une position dominante dans les boissons ?

Interrogatoire serré. Selon Tetra Laval, la Commission n'a pas établi la possibilité de « vente liée, forcée ou groupée » qui consiste à utiliser une position dominante sur un marché, le carton, pour forcer ou persuader les clients d'acheter des produits sur un second marché, le plastique. En outre, Tetra Laval estime que la Commission a mal évalué la puissance de certains de ses concurrents et leur capacité à entrer sur le marché. Confrontée à un interrogatoire extrêmement serré, la Commission s'est vue poser, à propos de l'analyse de la croissance du marché du PET, cette question par le président du tribunal, Bo Vesterdorf : « Est-ce que vraiment les pronostics de la Commission peuvent être considérés comme fondés sur des faits suffisamment stables et établis ? » La Commission de maintenir : « Les conditions pour l'apparition d'une position dominante » auraient été créées immédiatement « même s'il aurait fallu plus de temps pour qu'elle se concrétise ».

Précédent. Autant dire que le précédent de la décision (lire 623) du tribunal de première instance de la Cour européenne de justice (CEJ) qui a annulé le veto opposé, en septembre 1999, par la Commission à la fusion des voyagistes britanniques Airtours (devenu depuis MyTravel) et First Choice montre que Tetra Laval a de vraies raisons d'espérer. Göran Grosskopf, le patron de Tetra Laval, soutient, depuis le début, que la Commission fonde son veto sur des arguments insuffisants et trop spéculatifs. En cas d'échec, Sidel passera sous le contrôle d'un nouvel actionnaire. Fonds d'investissement ou autre...

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