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Troisième rendez-vous réussi pour Perfumes, Cosmetics et Design

ANNE FRITSCH HENRI SAPORTA

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Deux jours d'échanges intensifs et fructueux : la nouvelle édition de Perfumes Cosmetics et Design (PCD) a tenu toutes ses promesses. Nouveaux matériaux, procédés de décoration ou encore lutte contre la contrefaçon... : les congressistes ont pu faire le point sur les principaux enjeux de la profession. Rendez-vous est pris pour 2008.

La troisième édition du congrès exposition Perfumes Cosmetics et Design (PCD) s'est tenue les 24 et 25 janvier dernier à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris. Et cette année encore, le programme des conférences concocté par Oriex était riche et varié... Introduite par Christine Laffourgue, de la Faculté de Pharmacie de l'université Paris XI, la première journée a débuté par un hymne à l'innovation d'Hervé Bouix, responsable de l'innovation packaging pour le groupe Estée Lauder. Pour ce spécialiste, l'innovation et le renouvellement fréquent des gammes sont une condition de survie sur un marché très disputé, en même temps qu'un mode naturel et efficace de lutte contre la contrefaçon. Pascal Mermet, de MBF Plastiques, est venu illustrer ces propos du point de vue du fournisseur d'emballage. Il a en effet développé pendant trois ans avec Estée Lauder un procédé de surmoulage d'un flacon en verre par une résine plastique. Pascal Mermet a détaillé les difficultés mécaniques renforcées par les exigences esthétiques d'un produit de luxe. Gilles Pauget, directeur général de Verchères Plastique Industrie (VPI) a présenté le Polyester Decoration System (PDS), une solution de personnalisation par pastilles décoratives. Destinées à être encliquetées sur le haut de bouchage, ces pièces de 15 à 30 millimètres de diamètre environ, sont embouties et usinées dans une plaque de polyester coulé à froid sans contrainte. Polyester Decoration System Pour Gilles Pauget, « aux possibiltées inédites de décoration offertes par cette technologie, peuvent s'ajouter des solutions de luttes contre la contrefaçon. » Jusque huit teintes peuvent être coulées en superposition, ou mélangées plus ou moins finement, pour obtenir des effets très divers de striés et autres marbrés... Paillettes et autres inclusions sont envisageables, de même qu'une poudre à base de... sucre qui disparaît pendant la transformation pour laisser place à des porosités qui offrent un toucher de « pierre ponce ». Spectaculaire ! Toutes les pièces sont uniques, tant au niveau de l'aspect que du toucher. L'usinage des bords ou d'un motif fin sur la plaque fait en outre apparaître les couches de polyester inférieures. Un élément réalisé par ce procédé décore le bouchon du flacon de parfum pour femme de Mont Blanc.Géry Dambricourt, de CEP Industrie, a présenté les derniers développements en termes de tubes injectés. Réalisés en une pièce, ils seraient 20 à 30% moins chers, tout en offrant une nouvelle liberté de forme favorisant le vidage intégral. L'entreprise, qui a démarré les ventes en 2000, continue à élargir sa gamme et dispose d'une capacité de production de 170000 tubes injectés par an. Créé par DJ-Pack et industrialisé par Texen (PSB Industries), le plus petit étui de rouge à lèvres du marché doit son prix minime - moins de 15 centimes pour la version de base - à une conception en trois pièces au lieu de cinq habituellement. Compact, il abrite cependant un raisin de taille conventionnelle, conditionnable par piquage comme par coulage, a précisé Guillaume Moins de Texen. James Thorpe de la société HCT a insisté, pour sa part, sur l'efficacité des emballages standards avant qu'Hervé Bichon de Rexam n'illustre par trois exemples la mondialisation des marchés, combinant tous les cas de figure : fabrications et ventes locales ou mondiales. L'après midi s'est ouverte sur la vision de Michel Dupuis, directeur stratégie achats de Chanel, des relations client-fournisseur. Il a présenté le référentiel par lequel Chanel a évalué 56 de ses 268 fournisseurs d'emballage. Entreprenant un plan de progrès avec certains, l'entreprise entend avoir une approche centrée sur la création de valeur. Beaucoup plus technique, l'exposé de Michael Breumann de BASF portait sur les propriétés des deux polymères Terlux et Luran. Le premier combine résistance aux chocs, résistance chimique et transparence. Le second, non transparent, possède des propriétés mécaniques moyennes mais une bonne résistance chimique et surtout une grande stabilité aux UV. « Production combinée » Heinz Glas a ensuite présenté une innovation portant sur les procédés industriels. Le verrier peut produire simultanément, sur une même ligne, jusque trois références de flaconnage différentes en terme de poids de verre, de forme, ou de procédé de fabrication ( soufflé-soufflé ou pressé-soufflé). Pour que la « production combinée » soit intéressante, a précisé cependant Nicolas Le Jeune, « la différence de poids de verre ne doit pas excéder 40 ou 50 grammes, car le rythme de la machine est imposé par le flacon le plus lourd ». Pour le verrier, le procédé représente un gain considérable en flexibilité et en réactivité ainsi qu'une meilleure occupation de la ligne. Pour le client, l'avantage est dans le minimum de commande qui correspond généralement à une journée de production, soit de l'ordre de 60 000 pièces, pour une machine à huit sections traditionnelle. « Web Center » En production combinée, ce minimum de réassort tomberait à 25 000 pièces environ. Le procédé, breveté, a été mis en oeuvre depuis un an sur les trois verreries du groupe : Kleintettau et Neuhaus en Allemagne, et Dzialdowo en Pologne. David Porter d'Eastman a donné un aperçu des procédures de test mis en oeuvre par le chimiste pour évaluer la résistance chimique des polymères et la compatibilité avec les formules au contact. Le duo Marc-André Houx et Guy Noël Sibileau de Flexpack / Socoplan a joué le relais français - anglais pour présenter cinq types d'échantillons, et notamment un dispositif produisant un spray à parti d'un petit réservoir, et adapté à l'échantillonnage dans la presse. Steffen Schnitzer de Cartondruck évoquait les avantages du « full service» et de la maîtrise des flux pré-presse pour minimiser les temps de mise sur le marché. Didier Philippe de Jean Bal a démontré l'étendue des possibilités du thermoformage : utilisation de matière d'origine végétale renouvelable comme l'acide polylactique (PLA) ; décors sur films, floquage, formes, décors et effets de surface renouvellent l'offre du thermoformeur. Bormioli Rocco intensifie l'usage de la visualisation et de l'animation 3D pour concevoir les décors de flacons, et accélérer ainsi la chaîne de validation avec le client. Pour cela il utilise notamment un « Web Center » tel celui présenté par Jan de Roeck d'Esko-Graphics pour gérer les échanges dans le cadre d'un travail collaboratif entre acteurs dispersés géographiquement. Philippe Bodmer d'Isis, a enfin bouclé la boucle en revenant sur l'innovation et notamment l'innovation de précision.

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