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Traçabilité 2005 asseoit son audience nationale

Gilles Solard

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La seconde édition du salon international, qui s'est tenu du 25 au 27 janvier 2005 au CNIT de Paris-La Défense, a réuni 140 exposants et accueilli plus de 5 000 visiteurs. Trois entreprises ont reçu un prix de la traçabilité, décerné pour la première fois cette année.

Onze candidats étaient nominés au prix de la traçabilité, décerné pour la première fois sur la seconde édition de ce salon. Trois d'entre eux ont été distingués, révélant les tendances de cette discipline à la fois récente et vieille comme le monde. Avec ses « traceurs numériques sécurisés », la société Advanced Track and Trace (ATT) a logiquement été récompensée pour le caractère innovant de ce nouveau moyen d'authentifier un objet à différents niveaux de la chaîne logistique. En deux mots, des traceurs invisibles sont embarqués, grâce au traitement de signal, dans une impression ou dans un marquage sans intervention physique et sans changement des process existants. Une nouvelle technique de niveau expert dans la lutte contre la contrefaçon. Avec le logiciel Scimari Express, Interscan Systemes a pris en vol la préoccupation des PME et TPE soumises, en dépit de leur taille, aux mêmes réglementations que les grandes entreprises en matière de traçabilité dans le domaine agroalimentaire. La solution tient notamment compte des contraintes de budget (11 390 euros hors taxes) et de temps (paramétré en trois jours) des sociétés.

Numéro de lot

Enfin, Agrostar présentait pour la première fois la place de marché électronique Logifish, dédiée à la traçabilité des poissons. Ce logiciel collaboratif déjà utilisé par plusieurs enseignes permet de véhiculer le numéro de lot depuis le fournisseur via 35 plates-formes logistiques européennes spécialisées dans le poisson jusqu'aux magasins, pour rappeler et retirer un lot défectueux dans les 15 minutes ! Une place de marché qui pourrait s'appliquer dans l'avenir aux produits frais en général, notamment aux fruits et légumes.

Le collaboratif a donc le vent en poupe. C'est, en tout cas, ce qu'a pu rappeler Jérôme Malavoy, Pdg de Trace One, développeur de la première application collaborative de rédaction des cahiers des charges pour les marques de distributeur. Après une phase pilote débutée en 2002, Trace One s'engage aujourd'hui dans une nouvelle phase de son développement. Actuellement, 10 440 cahiers des charges sont gérés par Trace One et quelque 200 utilisateurs sont connectés quotidiennement au portail. Le service formation a accueilli plus de 400 personnes en 2004, soit 30 % de plus qu'en 2003. Carrefour, Auchan, Casino, ainsi que 500 industriels représentant 10 000 références produits sont ainsi concernés. C'est pourquoi Trace One a annoncé simultanément le démarrage de l'activité internationale et du marché non alimentaire. Soit 600 industriels et 6 OOO références supplémentaires. Côté international, Trace One a d'ores et déjà démarré une activité avec la centrale Carrefour en charge des achats à l'international de produits à marque de distributeur pour les filiales européennes de l'enseigne : Italie, Belgique, Espagne, Portugal et Grèce. Par ailleurs, Trace One lancera au deuxième semestre 2005 les secteurs droguerie, parfumerie et hygiène. Enfin, l'entreprise confirme avoir ouvert des négociations avec trois autres enseignes en France et dans deux autres pays européens. « Les marques de distributeur sont le fer de lance de la traçabilité parce que la responsabilité est partagée entre l'industriel et le distributeur », explique Jérôme Malavoy.

Tag radiofréquence

Le salon de la traçabilité a été aussi l'occasion pour Gencod EAN France d'annoncer un changement de nom pour Global Standard One (GS1). L'organisme de standardisation a annoncé à cette occasion le lancement de la deuxième génération du code de produit électronique (EPC) pour la fin du premier semestre 2005. Ce tag radiofréquence normalisé pourra être lu à raison de 200 ou 300 unités par seconde ! Il pourra aussi être « tuable », c'est-à-dire désactivable après le passage en caisse de l'étiquette.

Star de l'édition 2004, l'identification par radiofréquence (RFID) a d'ailleurs encore cette année été à l'honneur avec la présence d'une vingtaine de fournisseurs de solutions réunis au sein du pôle RFID. Une offre qui semblait plus aboutie que l'année dernière.

De nombreux fabricants de matériels de marquage et d'identification comme Matthews, se sont lancés dans la course en proposant des solutions intégrées. Sato présentait, pour la première fois, une machine d'étiquetage capable de sortir des étiquettes RFID qui seront lues à coup sûr. Le « flag tag » est une étiquette pliée enfermant l'étiquette électronique. Le fabricant d'étiqueteuses a également mis au point, avec la collaboration de Philips, un tag haute fréquence intégrant un système antivol. Enfin, Printronix lançait sa gamme RFID Smartline, développée spécialement pour le marché européen. Le kit Smart Label Developer permet ainsi de préparer un programme pilote en commençant par tester le taux de lecture des étiquettes et leur positionnement sur divers produits.

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