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Economie circulaire

Toujours plus d'emballages pour toujours moins de déchets

GS
 

Selon le cabinet d'études Estem, qui a réalisé l'étude pilotée par Eco-Emballages, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et Adelphe, le gisement des emballages ménagers en France s'est stabilisé en l'an 2000, à 4,7 millions de tonnes pour presque retrouver le niveau de... 1994 ! Ce gisement a donc baissé par rapport à 1997 de 3 %, alors qu'il avait augmenté de 5 % entre 1994 et 1997. Aurait-on alors atteint un point culminant des déchets produit en France ? Pas tout à fait. Car le gisement global est ici estimé en tonnage. Si l'on prend un autre point de vue, en comptant cette fois le nombre d'unités de vente consommateur (UVC) dans les déchets, le gisement a, au contraire, augmenté régulièrement de plus de 11 % en six ans pour atteindre 89 milliards d'UVC en 2000 contre 80 en 1994. Le paradoxe du déchet consiste donc en ce que le nombre d'emballages croît, alors que leur poids total diminue... Or dans le même temps, la population s'est accrue de 3,8 % en six ans et le nombre de ménages de 5,3 %. En réalité, les déchets changent avec la société : le nombre de foyers augmente plus rapidement que la population française. Ainsi, le nombre de personnes seules a plus que doublé, passant de 3 à 7,2 millions de personnes et l'offre s'y adapte : le nombre de pots de compote individuels a augmenté de 36 % entre 1997 et 2000... L'évolution des modes de vie a aussi multiplié les aliments de grignotage ou les portions individuelles. Par ailleurs, l'emballage conquiert de nouveaux segments : l'emballage des fruits et légumes a progressé de 80 % entre 1994 et 2000 ! Au total, la consommation des produits alimentaires emballés a augmenté de 5,6 % de 1997 à 2000. Contre 4,6 % entre 1994 et 1997 ! A noter que ce sont essentiellement les plastiques qui sont au centre de cette problématique. C'est grâce à eux que le paradoxe du déchet s'explique assez aisément, par le passage de contenants rigides aux emballages souples par exemple. Les plastiques sont aussi les seuls à être en croissance sur le plan du tonnage (+11 %) et du nombre d'UVC (+12,5 %), alors que les autres décroissent ou sont stables à la fois en tonnage et en UVC. La réduction à la source est bien une réalité tangible...

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