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Tetra Laval rachète Sig Simonazzi et Sig Alfa

Tiziano Polito

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Le groupe suédois renforce le portefeuille d'activités de sa filiale Sidel dans le remplissage et l'étiquetage avec le rachat des deux filiales italiennes de Sig. Le français élargit ainsi ses marchés aux boissons sensibles et à la bière.

Le suédois Tetra Laval a annoncé le rachat de Sig Simonazzi et Sig Alfa au groupe suisse Sig. Les deux sociétés, implantées dans le nord de l'Italie, sont respectivement spécialisées dans les machines de remplissage et l'étiquetage. A elles deux, elles ont réalisé en 2004 un chiffre d'affaires de 320 millions d'euros avec 1 500 salariés. Leurs activités seront progressivement fusionnées avec celles de Sidel, racheté en 2002, autour duquel Tetra Laval a commencé à bâtir son pôle plastique, à côté du pôle carton représenté par Tetra Pak.

Pour Sidel, l'opération semble très intéressante en termes de complémentarités. Au plan technologique, tout d'abord, le constructeur havrais pourra compter sur le savoir-faire de Simonazzi dans les remplissages à chaud et aseptique afin de se renforcer sur le marché des boissons sensibles, comme les jus de fruits, le thé ou les isotoniques, ce qui pourrait l'aider à prendre une longueur d'avance sur ses concurrents en Asie. Le rachat d'Alfa lui donne l'opportunité de s'approprier une technologie qui manquait encore à son répertoire : l'étiquetage. Et qui complète idéalement son portefeuille d'activités de « fournisseur de lignes complètes » à l'instar de ses concurrents Krones et KHS.

Verre et boîtes en métal

Au plan des matériaux, enfin, en mettant la main sur Simonazzi, il s'adjoint les compétences d'un spécialiste du remplissage des bouteilles en verre et des boîtes-boissons qui lui facilite grandement l'accès au marché de la bière sur lequel il est pratiquement inexistant.

Pour Sig, en revanche, la vente de ce qui constituait son pôle remplissage à son principal concurrent constitue une sorte de désaveu stratégique qui est essentiellement le fait de ses mauvaises performances financières. En 2004, le groupe a essuyé une perte de 166 millions d'euros après une année 2003 peu reluisante. La vente de Sig Pack à Bosch et de ses autres activités en dehors du secteur des boissons ne lui ont évidemment pas permis de redresser la barre. Le groupe a déjà fait savoir qu'il allait se recentrer sur l'emballage en carton - représenté par Combibloc - et sur les métiers à forte valeur ajoutée dans le plastique comme le procédé Plasmax, une technologie de renforcement des propriétés barrière des bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET). Le rachat reste néanmoins soumis à l'approbation des autorités de contrôle de la concurrence.

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