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Systèmes d'information et RFID en vedette sur Traçabilité 2006

HENRI SAPORTA AVEC STRATÉGIE LOGISTIQUE

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Riche édition que celle de Traçabilité 2006 qui a fermé ses portes en janvier dernier. Dans une actualité dense dominée par la lutte contre la contrefaçon et la menace de nouvelles crises sanitaires, exposants et visiteurs ont pu échanger autour des technologies de l'information, de l'identification par radiofréquence (RFID) ou encore de l'informatique de production.

Un salon qui fourmille de nouveautés et de solutions : l'édition 2006 de Traçabilité, un salon organisé par Exposium, répond parfaitement à cette définition. Mais le néophyte ou le spécialiste de l'emballage et du conditionnement en recherche d'une solution de traçabilité à mettre à oeuvre pourrait bien avoir eu beaucoup de mal à s'y retrouver. Sans compter que les relations entre l'emballage et la traçabilité sont particulièrement complexes. Si les industriels doivent tracer les produits emballés en s'intéressant aux contenus plutôt qu'aux contenants, ils doivent aussi tracer les emballages et les composants d'emballages. Or ces deux préoccupations se rejoignent sur le terrain de la lutte contre la contrefaçon et des marchés parallèles... Garantir que le bon produit se trouve dans le bon emballage au bon endroit : tel pourrait être la finalité d'un bon système de traçabilité. C'est en tout cas ce que les 400 consommateurs interrogés par MV2 Conseil (lire 779) pour le compte de GS1 et Exposium semblent vouloir dire en désignant à 78% l'emballage comme le support privilégié de la traçabilité. Pas facile, dans ces conditions, de trouver une solution globale tant les concepts, parfois véhiculés par des acronymes abscons, sont nombreux. Fournisseurs de composants, de matériels et autres intégrateurs se partagent, en effet, les rôles et les fonctions. Et si ce qui est vrai à l'échelle d'un salon national se vérifie à l'échelon mondial, alors la traçabilité risque de pâtir de solutions de continuité. C'est pourquoi GS1 a annoncé en avant première sur le salon sa plateforme de standard mondial (lire 779). Complexité technique Regroupé dans le Pôle RFID du salon, le secteur de l'identification par radiofréquence (RFID) est un bon exemple de cette complexité technique. Mais le fait est que les solutions marchent... Pour la plupart dans des circuits bien identifiés et industriels : le marquage des pots de yaourt ne semble pas être encore pour demain... IER propose ainsi des briques de base dédiées aux intégrateurs RFID. Cet exposant équipe Marks et Spencer avec une solution RFID opérationnelle dans le textile : « Nous fournissons des inlays packagés par Paxar qui livre le tag RFID dans le monde entier », dévoile Eric Heurtier, Radiofrequency labels Sales Manager. Alain Sévaux, RFID Development Manager chez Paxar qui faisait stand commun avec Tagsys, ajoute : « pour mettre des données variables dans les puces, nous réalisons aussi des systèmes d'impression-pose capables d'encoder les puces et de les vérifier. Ils sont utilisés par les fournisseurs de quatre distributeurs ayant mené des projets RFID : Wal-Mart, Metro, Tesco, Rewe. » Par ailleurs, pour contrer les ventes de contrefaçons pharmaceutiques, Paxar vient d'achever avec Tagsys l'identification du Viagra pour le laboratoire pharmaceutique Pfizer. Une étiquette RFID est posée sur les piluliers préparés à Amboise pour le marché américain, ainsi que sur chaque emballage regroupant ces piluliers. Bobines de papier Dans le secteur industriel, Apriso, spécialiste de l'exécution mène différents projets pilotes, notamment avec le centre de compétences RFID d'International Paper pour le suivi des bobines de papier : chacune d'elles est identifiée par un tag RFID, ainsi que chaque emplacement de rangement et chaque chariot de manutention. Maintag est, quant à lui, issu d'un milieu où les produits industriels ont la vie longue. De l'ordre de 30 à 40 ans pour le matériel ferroviaire. D'où l'idée d'exploiter la RFID sur les sites de maintenance de la SNCF, celle-ci faisant actuellement basculer de l'analogique vers le GSM, les radios de 15 000 locomotives. La RFID servira à localiser chaque radio, là où elle est installée, et mémorisera les événements apparaissant au cours de sa vie. De son côté, Impinj, start-up californienne de semi-conducteurs spécialiste de la RFID affirme : « nous sommes les seuls à fabriquer des puces UHF Gen2 pour les fabricants d'inlays : Alien, Avery Dennison, IER, KSW, RF Identics, RSID, Texas Instruments... Au cours des trois derniers mois de 2005, nous avons livré plus de 60 millions de puces », assure Dimitri Desmon, VP RFID Marketing. Pus loin dans l'allée, KBS montre qu'il innove avec un traceur RFID actif permettant d'acquérir un identifiant, une température, ou toute autre donnée physique, à des distances de 100 mètres. S'il venait à l'utiliser, l'Etablissement français du sang (Efs) pourrait assurer la traçabilité en température de ses poches de sang : un pilote devrait être monté. Par ailleurs, la traçabilité de documents bancaires (chéquiers, vignettes, courriers, cartes bancaires...) est l'affaire de STid qui a mis en place à la Caisse d'Epargne de Basse Normandie un système RFID en UHF pour le suivi de sacs renfermant des chèques appelés à être numérisés et dématérialisés par les centres de la société Experian, en sous-traitance des banques. Le contenu des tags RFID est simultanément envoyé par GPRS à un serveur central. Transparent RFID intègre, pour sa part, les technologies de l'Internet pour limiter les coûts d'infrastructure. Eléments pertubateurs Sato, de son côté, édite des étiquettes Flag Tag incorporant le tag RFID : sa technologie lui permet d'être lu, même sur une palette portant des éléments perturbateurs bien connus tels que l'eau ou encore le métal... Enfin, la pose de quelque 5 000 étiquettes RFID par heure, c'est l'affaire de Matériel Graphique Moderne qui présente une machine destinée aux fabricants d'étiquettes. Partant de bobines imprimées ou vierges, cet équipement commence par délaminer l'étiquette, dépose un tag sur le support, puis relamine l'étiquette sur le tag. Le contrôle de qualité achève le processus.

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