Nous suivre Emballages Magazine : l'actualité de l'emballage et du conditionnement

Sphère intègre une féculerie pour produire son bioplastique

TP

Sujets relatifs :

 

De la pomme de terre au sac en plastique, il n'y a qu'un pas... Un pas que le français Sphere a franchi le 19 janvier en prenant le contrôle de 60% du capital d'AdventAgri. Cette entreprise vient d'être créée par les producteurs de pommes de terre de Champagne-Ardenne pour reprendre au néerlandais Avebe la féculerie d'Haussimont (Marne). Or près du quart de la production française de fécule - 65 000 tonnes par an - est issue de ce site. Que Sphère s'intéressait aux tubercules, cela se savait. Le groupe spécialisé dans l'emballage ménager, qui réalise 300 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 1 300 collaborateurs, a racheté, fin 2005, Biotec, une société allemande à l'origine d'un plastique biodégradable fabriqué, justement, à partir de fécule de pomme de terre. Près de 1000 tonnes de ce matériau sont déjà utilisés par Schweitzer, une autre filiale de Sphere, pour produire des sacs poubelle. Et il est prévu que la part des bioplastiques devienne toujours plus importante dans les activités du groupe. Il s'agit de proposer des solutions aux consommateurs soucieux de l'environnement mais aussi, et surtout, de se donner les moyens pour faire face aux hausses de prix des résines traditionnelles. « Notre objectif est de pouvoir basculer rapidement l'ensemble de notre production sur les résines d'origine végétale », affirme l'entreprise. Le rachat d'AdventAgri s'inscrit très précisément dans cette démarche. En prenant le contrôle de la féculerie d'Haussimont, Sphere entend mettre en place une véritable filière intégrée dans la production de biomatériaux, puisqu'il est désormais présent à tous les stades de la fabrication, de la ressource agricole, en l'occurrence la pomme de terre, à la production de l'emballage, en passant par celle du bioplastique. C'est une première en France. D'autres concurrents comme Limagrain Céréales Ingrédients - à l'origine de la Biolice, un bioplastique issu du blé - ont préféré en rester au stade de la fabrication de la granule. La société dirigée par John Persenda veut d'ailleurs aller plus loin. Elle veut faire de Haussimont un véritable pôle technologique sur les biomatériaux en y implantant un laboratoire de recherche et une unité de production de granules.

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news Emballages Magazine


Nous vous recommandons

Ishida passe les saucisses au crible

Ishida passe les saucisses au crible

L’allemand Goldschmaus Natur a investi dans un détecteur à rayons X afin de vérifier la présence de contaminants tels que le métal, le plastique, les os et le verre. - Les Japonais sont connus pour[…]

HTDS sur le CFIA

HTDS sur le CFIA

B&R rajoute la vision à son offre

B&R rajoute la vision à son offre

Marchesini croît et rachète à tour de bras

Acquisitions

Marchesini croît et rachète à tour de bras

Plus d'articles