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Rosas décuple les possibilités du conditionnement sous vide

Tiziano Polito

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La PME spécialisée dans le reconditionnement de thermoformeuses et d'operculeuses a mis au point un procédé qui élimine l'oxygène résiduel des emballages conditionnés sous atmosphère modifiée. Résultat : des aliments dont la date limite de conservation est allongée à 21 semaines...

Pragmatiques et inventifs, les frères Rossi aiment se confronter aux défis techniques. A la tête de la société Rosas, une petite entreprise de reconditionnement de thermoformeuses et d'operculeuses installée aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ils ont accumulé assez de savoir-faire pour prétendre à intervenir directement sur le process afin de rendre les machines plus performantes. Si possible en trouvant des solutions simples et économiques.

Ce fut le cas il y a quatre ans, quand Rosas déposa deux brevets pour améliorer la mise sous vide et l'operculage de barquettes alimentaires grâce à un simple boudin gonflable en plastique. Aujourd'hui, Rosas remet le couvert avec un procédé qui, tout en étant aussi simple, pourrait bouleverser les habitudes de travail de nombreux industriels : le conditionnement sous vide ou sous atmosphère contrôlée sans oxygène résiduel. Comme l'explique Roland Rossi, qui dirige la société avec son frère Christian et sa soeur Marie-José : « Les avantages du conditionnement sous vide sont connus de tous mais il est très difficile, avec les systèmes actuels, d'éliminer complètement l'oxygène, ce qui limite de fait la durée de conservation du produit à 21 jours. Notre procédé, en revanche, nous permet d'atteindre les 21 semaines à température ambiante ». Soit sept fois plus longtemps. On ose à peine en imaginer les conséquences. Conditionnés selon ce procédé, des produits frais, comme la viande ou le poisson, pourraient voyager pendant près de cinq mois d'une plate-forme de distribution à une autre, d'un pays à un autre, voire d'un continent à un autre avant de trouver preneur. Sans frais de transport ou de stockage en chambre froide, puisque le procédé évite, justement, de congeler les produits. « C'est le rêve de tout conditionneur », note Christian Rossi.

Vide absolu

Les frères Rossi ont donc cherché à recréer des conditions de vide absolu, comme dans un laboratoire. Pour ce faire, ils n'ont pas hésité à bouleverser l'architecture d'une operculeuse en juxtaposant un tube métallique sur la longueur de la machine. Sa fonction ? Accueillir une navette dans laquelle sera posé le produit à conditionner. Tout commence par là. En l'occurrence, pour éliminer les poches d'air qui se logent entre l'aliment et le fond de la navette, les frères Rossi ont pensé à un support grillagé. La navette entre ensuite dans une première chambre reliée à une pompe à vide. La machine retire l'air puis réinjecte, si besoin, les gaz servant à protéger le produit tel le dioxyde de carbone (CO2) utilisé comme inhibiteur de la croissance bactérienne. Afin d'éliminer l'oxygène résiduel, l'opération est répétée une deuxième fois dans une deuxième chambre connexe également sous atmosphère modifiée, mais déjà saturée à 100 % de CO2. La navette pivote ensuite sur son axe de manière à laisser tomber, par gravité, le produit dans l'emballage. L'opération a son importance puisqu'elle permet de libérer les bulles d'air qui, malgré le grillage, sont encore emprisonnées sous l'aliment. Puis, toujours à l'intérieur de la même enceinte, l'emballage est operculé. Adapté aux hautes cadences de production, le procédé Rosas n'est pertinent qu'avec des films très haute barrière.

Dernier point : il reste à tester le système en conditions réelles.

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