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Rendre service grâce à la consigne

CYRIENNE CLERC

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«Quand le contenu vaut parfois quatre ou cinq fois moins cher que l'emballage lui-même, notamment dans le domaine de la chimie de base, la consigne devient un enjeu important », souligne Philippe Penicaud, directeur technique du distributeur Solvadis.

Pour le client, le bénéfice est clair : responsable de l'emballage en tant qu'utilisateur final, il est tenu de veiller à son élimination. Or, les emballages de produits chimiques souillés sont considérés comme des déchets dangereux et leur destruction ou leur recyclage passe par des sociétés agrées. Et ce service se paye au prix fort, en raison des techniques engagées. Quant au conditionneur, il peut ainsi fidéliser ses clients tout en récupérant une partie du coût de l'emballage au travers d'une consigne, et ensuite le réutiliser. L'enjeu de la consigne peut d'ailleurs tourner « à la bagarre commerciale, souligne Philippe Pénicaud. Certains concurrents transforment parfois la consigne en simple prêt ou en location ».

Un coût important

La plupart des distributeurs de produits chimiques proposent un système de consigne pour les grands récipients vrac (GRV) rigides sous coque de polyéthylène dont la durée de vie peut atteindre cinq ans pour les GRV en acier voire pour les fûts en acier. Certains, comme Solvadis, proposent même une consigne pour les jerricans d'une contenance d'environ 30 litres qui peuvent effectuer de nombreuses rotations, en fonction du produit contenu. Dans la plupart des cas, le prix de la consigne équivaut environ au double du prix du contenant, soit 3 000 euros pour un GRV en métal et 2 000 euros pour un GRV rigide en plastique haut de gamme.

En ce qui concerne les GRV en plastique, le choix entre un simple conditionnement en polyéthylène (PE) cerclé de métal, dont le prix est d'environ 150 euros, et celle d'un GRV plus résistant et rigide sous coque de PE, de 1 000 euros environ, dépend, le plus souvent, de la consigne. L'un est un emballage perdu, l'autre consigné. Le choix revient donc au client, à moins que le GRV haut de gamme ne soit rendu obligatoire pour des raisons de sécurité.

La consigne a cependant ses limites. Ainsi, « si le client veut un produit d'une très grande pureté, il aura tendance à choisir un emballage utilisé une seule fois », explique Philippe Penicaud. Ce qui est souvent le cas pour les produits destinés à l'agroalimentaire, comme l'acide nitrique ou la soude, ou pour les produits destinés à l'hygiène ou à la désinfection. Mais c'est alors au client de se préoccuper de son emballage souillé. Dans la plupart des cas, il pourra cependant renvoyer son emballage à usage unique au fabricant, grâce à un système de ticket retour que de nombreux producteurs, comme Schütz, ont mis en place depuis plusieurs années. Le GRV, non réutilisable, est alors nettoyé, puis recyclé ou détruit dans des centres agréés.

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