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Quand les matériauxfont impression

Henri Saporta

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Déjà dépassée, l'impression numérique des emballages ? Non, bien sûr... Mais, au-delà de la boutade, si cette technologie de pointe qui permet d'imprimer directement à partir d'un fichier informatique des emballages unitaires ou des petites séries est un complément parfait des technologies éprouvées de l'offset, de la flexographie, de l'héliogravure ou encore de la sérigraphie, l'affichage dynamique, de son côté, ouvre des perspectives encore plus étonnantes. Pourquoi imprimer alors qu'il est possible de transformer un matériau en écran avec la possibilité de créer des messages à la demande ?

Un mirage ? Pas pour les chercheurs... Au sein de Pagora à Grenoble (Isère), Julien Bras (lire hebdo 895) estime « qu'il est possible d'envisager un écran télévision en papier, une affiche papier clignotante, une interaction complète entre le papier journal et son lecteur, etc.» Et de développer : « depuis quelques années, l'industrie des semi-conducteurs s'intéresse aux polymères organiques conducteurs. De nombreuses perspectives d'application font de l'électronique organique un champ de recherche majeur. L'avantage majeur est le coût et la facilité de fabrication. En effet, à côté de la technique classique d'évaporation sous vide, il existe aujourd'hui des polymères solubles, ce qui rend possible l'utilisation de certains procédés d'impression pour le dépôt de la couche de polymère. Des techniques issues du procédé à jet d'encre, de la lithographie offset ou d'une technique appelée stamping proche du procédé flexographique sont d'ailleurs à l'étude. De nombreux articles scientifiques soulignent le potentiel que peuvent avoir les procédés d'impression pour diminuer les coûts de production de ces écrans et circuits électroniques. La principale contrainte réside dans l'obtention de dépôt le plus précis et uniforme possible. Il est en effet primordial pour le bon fonctionnement des composants d'avoir une haute homogénéité de la conductivité du matériau. L'intérêt d'utiliser des procédés d'impression réside donc essentiellement dans leur potentiel de production élevée. »

Dorure à froid

Reste que les technologies traditionnelles font également de grands progrès : il en va ainsi de la dorure à froid qui prend la relève de la dorure à chaud. Dotée de six groupes d'impression, une presse Man Roland 700 HiPrint équipée du système InLine Foiler Prindor peut traiter la dorure à froid comme une cinquième couleur. Sur le plan technique, un premier poste dépose une colle qui permet d'accrocher ensuite le film de transfert de dorure qui passe sur le poste suivant. La dorure à froid ne nécessite donc pas de recourir à des formes de découpe et permet d'utiliser la juste quantité de films de transfert en fonction de la zone à décorer. Autant d'avantages qui font de la dorure à froid une solution très économique et très compétitive pour un rendu spectaculaire. Quant à la généralisation des solutions de prépresse et de computer-to-plate (CTP), elle a simplifié les phases de préparation des clichés dans le cas de l'offset et de la flexographie ou des cylindres dans le cas de l'héliogravure. Pour sa part, le français Dubuit a fait basculer l'impression et la décoration des volumes -- par opposition aux surfaces planes - dans l'ère du tout numérique avec son système à jet d'encre 329 InkJet. Quant aux encres magnétiques, elles ouvrent la possibilité d'imprimer des circuits électroniques exploités, par exemple, dans le cadre de l'identification par radiofréquence (RFID). Enfin, les solutions d'encapsulation permettent, notamment, le développement des indicateurs temps-température (ITT) qui montrent, entre autres, si la chaîne du froid n'a pas été respectée. Ou encore les applications thermochromiques afin de donner une information sur la bonne température d'utilisation d'un produit.

Les matériaux développent, par ailleurs, des propriétés intrinsèques de plus en plus élaborées : les solutions airless, les hautes barrières, les atmosphères modifiées, les perméabilités sélectives, la cuisson vapeur dans l'emballage (CVE), les nanotechnologies, les méthodes de stérilisation ou encore les emballages actifs qui interagissent avec leurs contenus ouvrent toujours un immense potentiel d'innovations aux professionnels de l'emballage et du conditionnement. Les matériaux d'emballage n'ont pas dit leur dernier mot !

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