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Y a-t-il toujours concordance entre les prix affichés en rayon et ceux pratiqués à la caisse ? Tout le monde s'est un jour posé cette question. Pour y répondre, la Direction générale de la consommation de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) a réalisé une enquête. Plus de 28 000 articles - dont 1 sur 6 en promotion ou en solde - ont été vérifiés sur l'ensemble du territoire national dans quelque 500 grandes et moyennes surfaces (GMS). La méthode consiste à remplir un chariot avec une cinquantaine de produits choisis « à l'aveugle » puis à passer en caisse afin de scanner les codes à barres pour constater les différences.

Erreurs constatées. Les résultats sont surprenants. En 2005, le taux moyen d'erreurs entre le prix affiché en rayon et celui relevé sur le ticket de caisse s'élevait à 6,7%, ce qui représente une hausse par rapport aux précédentes enquêtes : 5,1% d'erreurs constatées en 2002 et 4% en 1996. S'agissant d'irrégularités, ces contrôles ont donné lieu à 92 procès-verbaux et à 131 rappels de réglementation. Le taux moyen d'erreurs est de 7,3% sur les articles en promotion ou en solde et de 5,6% sur les autres articles. Une différence qui s'explique par des changements de prix plus fréquents lors des ventes promotionnelles ou des soldes.

Pratiques frauduleuses. Ces erreurs sont-elles le fait de pratiques frauduleuses ? Pas vraiment. Le nombre d'erreurs défavorables au consommateur (957) s'équilibre presque avec celui des erreurs favorables (935). En valeur, le montant payé à la caisse est même, en moyenne, légèrement inférieur à celui annoncé en rayon. Ce qui tend à confirmer que les erreurs, dans la plupart des cas, ne sont pas intentionnelles.

Modifications de prix. Mais d'où viennent-elles alors ? Comme on peut l'imaginer, les modifications de prix sont enregistrées automatiquement en caisse par un système informatique. Le problème, c'est qu'après, elles ne sont pas répercutées en rayon. D'après la DGCCRF, les distributeurs justifient ces écarts par des considérations liées à la fréquence des modifications de prix et à la gestion des promotions. Lorsque des écarts sont signalés par les consommateurs, les professionnels remboursent le plus souvent la différence constatée et font parfois plus, en doublant la somme payée en trop ou en offrant des bons d'achat. Ils se disent néanmoins prêts à reconnaître que les autocontrôles dans leurs magasins sont insuffisants.

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