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Sécurité sanitaire

Quand les amines aromatiques reviennent par le Danemark...

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Sur le site Internet du Nouvel Observateur, une grande société française de l'agroalimentaire se trouve nommément - photo à l'appui - accusée d'utiliser des emballages cancérigènes. Voilà qui est grave ! D'où vient cette information ? Du laboratoire danois Steins Laboratorium. Et, plus précisément, du journal danois Borsen Nyshedmagasin qui, exploitant les résultats d'un test effectué par ce laboratoire, affirme que plusieurs centaines de produits alimentaires européens contiennent des doses élevées d'amines aromatiques qui proviennent des films d'emballages. Or le laboratoire Steins, qui semble avoir été piégé, dément absolument cette interprétation de ses résultats en soulignant qu'il n'a pas utilisé un protocole d'analyses adapté aux recherches de migration. Quant au ministère danois de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, il dénonce quasiment le coup monté. De quoi donc jeter un large doute sur le sérieux de cette affaire... Néanmoins, la question des interactions entre contenu et contenant liées à la famille des amines aromatiques n'est pas vraiment nouvelle. Et l'Union européenne ne dispose pas encore de position unifiée sur ces substances dont certaines sont cancérigènes et d'autres pas. Reste que, depuis le 9 août 2001, la directive 2001/62/CE qui modifie la directive 90/128/CEE sur les matériaux et objets en matière plastique destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires, fixe, dans son Annexe IV, un seuil pour les amines aromatiques. Issues d'une dégradation des isocyanates présents lors de la transformation de l'emballage, les amines aromatiques ne doivent pas dépasser le seuil de 0,02 mg/kg - soit 20 parties par billion (PPB) - d'aliment ou de simulateur d'aliment. La réglementation fixant désormais ce qu'il faut chercher, reste à déterminer la méthodologie pour y parvenir. Un organisme tel que le Comité européen de normalisation (Cen) et, plus précisément, le groupe de travail 194, peut, par exemple, fixer un protocole commun à tous et - surtout - parfaitement répétable. La méthodologie est, en effet, au coeur de la question dans la mesure où les concentrations recherchées sont vraiment infimes. La - vraie - sécurité alimentaire est à ce prix !

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