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Economie circulaire

PTL/Jet'Sac teste les sacs poubelles payants en France

ANNE FRITSCH

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Une communauté de communes de Meurthe-et-Moselle teste le sac d'ordures payant avec PTL/Jet'Sac. Incitatif, le système permet de mieux séparer à la source les emballages à recycler du flux des déchets ménagers. Au risque de considérer comme recyclable ce qui ne l'est pas toujours. Un nouvel équilibre à trouver...

La progression du sac payant en France, c'est à la fois l'outil et le révélateur d'une prise de conscience : nous consommons des ressources et nous produisons des déchets. Alors que les distributeurs sont en passe de réussir à changer les habitudes des consommateurs face aux sacs de caisse gratuits, les collectivités locales réfléchissent à des solutions de collecte des déchets qui responsabilisent leurs administrés. Des deux voies principales - la pesée embarquée et les sacs de collecte payants - la seconde semble la plus prometteuse car relativement simple à mettre en oeuvre et à gérer. Elle est d'ailleurs largement répandue sinon généralisée en Belgique ou en Suisse. Le principe est de facturer les sacs collectés de sorte que chacun paye pour le traitement de sa production effective de déchets. Une part fixe, correspondant notamment au coût de collecte, reste incluse dans la redevance, mais la part variable est liée au nombre de sacs achetés et dépend donc des comportements de tri. Le système a un impact certain. Non sur la quantité globale de déchets - pas de miracle ! - mais sur la qualité du tri. Comme les déchets triés apparaissent comme « gratuits », le consommateur est plus enclin à les sortir de la poubelle « payante » d'ordures ménagères (OM) pour les apporter au conteneur spécifique. Celui qui trie paiera moins cher que celui qui ne trie pas, et si la différence, objectivement, est faible, le système s'avère pourtant très incitatif. Voire trop ! L'expérience de la Communauté de communes de Seille et Mauchère (Meurthe-et-Moselle) montre qu'il n'est pas si simple à faire accepter.

Pour le sac, quelques contraintes : il doit être différencié, facilement reconnaissable et infalsifiable, car seuls les sacs vendus par les communes seront ramassés. Les communes choisissent ainsi leur type de sac : le traditionnel à lien coulissant est le plus demandé mais aussi à quatre rabats ainsi que la couleur de la gaine, du lien coulissant, et l'impression d'une ou deux faces. Sans constituer véritablement un rempart anti-contrefaçon, ces précautions garantissent l'identification des sacs. En France, les sacs poubelle payants se limitent pour l'instant aux ordures ménagères, mais on peut envisager le même système pour la collecte sélective des emballages, avec un sac spécifique pour le tri, transparent de façon à pouvoir en vérifier la qualité, et vendu à un coût moindre pour continuer à favoriser le tri. « La première question à poser, c'est : à quoi va servir le sac ? », explique Evelyne Hardy, responsable commerciale chez Jet'sac et PTL. Pour la collecte des emballages, une épaisseur minime suffit vu le poids du contenu. Pour les journaux, c'est l'inverse. Les sacs biodégradables à base d'amidon s'imposent pour la collecte des déchets verts à des fins de méthanisation.

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