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Décryptage

Pourquoi faut-il préférer une solution métier ?

Armand de Garsignies

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Piloter les ressources de l'entreprise grâce à un progiciel de gestion intégrée ? Oui, mais lequel ? Le Pdg de Volume Software défend l'ERP développé pour répondre aux problématiques propres au métier, moins coûteux et plus vite opérationnel.

Le monde de l'emballage n'échappe pas aux tendances actuelles de l'économie. Bien au contraire. Depuis plusieurs années on assiste à de nombreux regroupements obligeant les industriels du domaine à repenser leurs systèmes d'information en vue de les harmoniser et de mieux répondre à une clientèle qui, elle aussi, a subi la vague des fusions et restructurations.

Aujourd'hui, du fait des rapprochements européens - voire internationaux -, les grands donneurs d'ordre des fabricants d'emballage, dans l'agroalimentaire et l'automobile, veulent, dans une logique de flux tendus, un interlocuteur unique capable de livrer, aux quatre coins de la planète, les mêmes produits, au même moment, et dans des délais de plus en plus courts.

Dans ce contexte, les choix industriels de l'emballage reposent sur des équations complexes conjuguant avancées technologiques, respect des contraintes métiers et organisationnelles, et bien sûr obligation de retour sur investissement (ROI).

Eléments centraux de cette dynamique de changement, les PGI (progiciel de gestion intégrée) ou ERP (Enterprise Resource Planning) deviennent parfois un enjeu stratégique entre directions générales et directions des systèmes d'information. Plus près des utilisateurs, ces dernières prennent en compte les aspects technologiques et fonctionnels métier. Alors que les directions générales sont influencées par une presse généraliste ayant tendance à ne parler que des ténors du marché.

Savoir-faire spécifique

Plusieurs éléments jouent en faveur de la solution métier. Pensés et développés par des professionnels du domaine, nourris d'expériences partagées au quotidien, et depuis longtemps, les ERP métiers s'enrichissent continuellement et gagnent en finesse dans la prise en compte des contraintes métiers. Ils réunissent une communauté d'utilisateurs qui partagent les pratiques propres au métier et leur savoir-faire spécifique.

Autre point déterminant, la mise en oeuvre est réalisée par les consultants métiers qui ont participé à la conception et à l'évolution de la solution. Chaque spécificité métier, chaque contrainte a été prise en compte, analysée, mise en perspective dans un contexte de gains de productivité et de réactivité.

Intégrant dès son développement les règles de fonctionnement du domaine, son vocabulaire et ses caractéristiques, un ERP métier offre ainsi une solution plus rapidement opérationnelle qui impacte obligatoirement le mode de calcul de l'investissement global.

En effet, plusieurs éléments entrent en ligne de compte dans le budget d'un ERP, comme les coûts de licences, ceux liés aux postes « consulting », à la mobilisation des équipes ou encore à la formation.

Dans le cas d'un ERP métier, le coefficient multiplicateur entre le prix de la licence et celui de mise en place tend en toute logique à diminuer fortement... et pour cause ! Entre une solution métier et une solution horizontale packagée, le budget conseil varie du simple au double. Et, aujourd'hui, il faut compter, pour un euro de licence dans le cas d'un ERP métier, de un à trois euros de conseil, formation et employés mobilisés en interne contre trois à sept pour un ERP généraliste.

Un élément de poids en faveur des solutions métiers que vient conforter l'étude récente réalisée par Nucleus Research, un cabinet américain indépendant spécialisé dans les systèmes d'information, auprès de 21 utilisateurs de solutions SAP selon laquelle le retour sur investisement (RSI) n'est pas atteint dans 57 % des cas après une utilisation moyenne de 2,8 années pour l'échantillon (Voir le site ).

Concurrence sévère

Enfin, si pendant longtemps la taille et la notoriété des prestataires, leur assise financière ont été une garantie de pérennité, les événements récents tendent à démontrer qu'en la matière aussi les règles ont changé.

Solution horizontale, approche métier : la concurrence est désormais sévère, sur le marché des PME-PMI jusqu'à présent essentiellement courtisé par les éditeurs métiers. Et, auquel se sont attaqués depuis quelques mois les principaux éditeurs tels que SAP, Oracle, JD Edwards, Peoplesoft, pour pallier la saturation d'équipement des grands comptes.

Issus des besoins spécifiques des industriels de l'emballage, et non l'inverse ; alliant expertise fonctionnelle et maîtrise des technologies, les ERP métiers révèlent une démarche qui s'appuie non sur la promesse mais sur la preuve.

Pour conforter leurs positions, et gagner des parts de marché, les éditeurs d'ERP métier n'ont pas d'autre choix que de continuer à se concentrer sur l'activité de leurs clients pour leur proposer des fonctionnalités métiers, orientées client, à forte valeur ajoutée (CRM, logistique, e-business...). Ils devront alors veiller à ce que leurs solutions logiciels soient suffisamment ouvertes pour permettre leur intégration avec des applicatifs clients. Et même prévoir, dans un court avenir, une homogénéité entre le système d'information du fournisseur et celui de son client de façon à ce que l'ordre d'achat saisi par le client, dans son système, déclenche simultanément une commande dans celui de son fournisseur.

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