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Plastiques Gosselin veut élargir son savoir-faire de plasturgiste

NICOLE GEVAERT

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Détenant le leadership du marché français des consommables en plastique pour les laboratoires d'analyses, Plastiques Gosselin, qui exporte 40% de sa production, entend se diversifier et se positionner sur les segments de la petite et la moyenne série de l'industrie de l'emballage. Une mutation stratégique qui pourrait bouleverser le statut de l'entreprise.

Flacons, pots, tubes, boîtes de Pétri, bouchage, sachets collecteurs... : en France, une bonne partie des consommables en plastique pour les laboratoires d'analyses sont fabriqués par les Plastiques Gosselin. Un savoir-faire que l'entreprise familiale entend désormais développer dans de nouveaux domaines d'application. Plus précisément pour des produits dédiés à l'industrie de l'emballage en plastique. Trop concentrée sur un seul marché aujourd'hui concurrencé par les distributeurs chinois ? Très discrète actuellement sur ce sujet, l'entreprise familiale ne dévoile ni ses motivations ni ses concurrents. Un secteur composé à la fois de fabricants et de distributeurs allemands - Wertlab, Sarstedt, Integra Biosciences pour les plus importants - et aujourd'hui de chinois tel que Zibo Yuxinglong Industrial. Sans parler des nouveaux acteurs des pays de l'Est... « Nous sommes les seuls fabricants à proposer une vaste gamme de produits alors que théoriquement, c'est le positionnement d'un distributeur », précise Patricia Deremeaux, responsable de la communication et du marketing. Sans compter tous les services annexes : sérigraphie, étiquetage, personnalisation, conditionnement... et ionisation grâce à l'unité de stérilisation intégrée. Voilà 38 ans que la PME familiale s'est lancée sur ce marché quand Pierre Gosselin, pharmacien, décide de remplacer les tubes en verre par des tubes en plastique. Il devient alors distributeur et développe, en 1970, sa première ligne de fabrication. Cette aventure, conduite en toute modestie, lui confère très vite la pole position sur le marché national des consommables plastiques et la place de numéro 1 européen pour les boîtes de Pétri.

Mutation

Aujourd'hui les enfants, Jean, Jenny et Jacques, sont aux commandes. Un trio qui conduit tambour battant la mutation de cette PME nichée dans le canton d'Hazebrouck, près de Dunkerque, au coeur des grands donneurs d'ordre de la chimie, de la plasturgie mais aussi de l'agroalimentaire par le biais de la biosanté. Résultats florissants : 60% de croissance ces cinq dernières années, 40% des ventes facturées aux quatre coins de la planète par un vaste réseau de distributeurs. Ses principaux atouts : la maîtrise du système de filtration de l'air grâce à son unité de fabrication entièrement robotisée de boîtes de Pétri, d'une part, et l'exploitation d'une plateforme technologique de 21 500 mètres carrés lui permettant de disposer de lieux de stockage et de production distincts (presses à injecter, souffleuses, moules...), d'autre part. Près de 300 personnes travaillent pour Plastiques Gosselin, qui réalise quelque 5 000 références par an. Une vaste gamme qui ne cesse de s'élargir, d'autant que de nouveaux produits sont attendus. « En fait, nous faisons le même métier que les injecteurs, donc nous sommes à même d'apporter des réponses à d'autres clients de l'emballage en plastique : pharmacie et beauté, notamment pour le contrôle industriel. Et notre présence, une première, au salon Emballage en 2006 nous a convaincu du potentiel que nous détenions, même si pour l'heure nos produits ne sont pas encore adaptés à ce secteur. » Et si les consommables restent néanmoins le coeur de métier, le renforcement du bureau d'études prépare sa mutation dans la petite et moyenne série. Déterminée, une cellule de recherche et développement (R&D) a été créée en juillet dernier avec une équipe de six personnes, après la création d'un service d'achats et de marketing. Dans cette logique, l'entreprise patrimoniale pourrait bien changer de statut. Dotée d'une assise financière confortable, la PME offre un potentiel alléchant dans le cadre d'un partenariat ou adossée à un grand groupe industriel. Dans le cas d'une opération de Leveraged Buy-Out (LBO), c'est typiquement le profil de l'entreprise convoitée par les investisseurs. Tout est possible. A suivre donc.

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