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Otor affiche une perte en 2004

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Nommé président du conseil d'administration d'Otor le 21 mars dernier après les démissions (lire 743) de Jean-Yves Bacques et de Michèle Bouvier, Fabien Chalandon, 52 ans, se dit « être un spécialiste des contextes d'actionnaires difficiles ». Ex-Président de Teraillon dans le cadre du Consortium de réalisations (CDR), « où il a fallu tout reconstruire », ex-président de la Sogeres, troisième restaurateur collectif mondial au moment du décès du fondateur, cet ancien de la banque Lazard qui a passé 10 ans de sa carrière en Grande-Bretagne est aussi cofondateur et directeur général de la banque américaine « The Chart Group ». S'il reconnaît « ne pas connaître le métier » du cartonnier qu'il est amené à diriger aujourd'hui, sa banque d'affaires dispose de clients papetiers dans les pays scandinaves et son approche d'Otor est bien celle d'un industriel, même s'il doit avoir également l'expérience des fonds d'investissement. « Il faut raisonner à très long terme, alors que la durée de vie d'un fonds est de 5 à 10 ans maximum ».

Campagne insensée. La mission du fils de l'ancien garde des Sceaux s'annonce particulièrement délicate. « Je suis assis sur une chaise bourrée d'explosifs avec des gens qui ne cessent de vouloir allumer la mèche », explique celui qui dénonce cependant « la campagne insensée voire inacceptable » menée à l'encontre de Jean-Yves Bacques et de Michèle Bouvier. Suite à la réunion du conseil d'administration d'Otor Finance, structure qui détient 80 % d'Otor, le 12 avril, la décision a en tout cas été prise de ne pas voter pour la conversion en actions des obligations détenues par Carlyle, qui aurait fait de ce dernier l'actionnaire majoritaire comme le Tribunal arbitral (lire 745) l'a demandé dans son jugement du 23 mars. « Nous avons oeuvré pour respecter le droit français. Il n'y a donc pas de changement de contrôle et ce n'est pas envisageable dans un futur proche », explique Fabien Chalandon qui garde à Jean-Yves Bacques et à Michèle Bouvier un poste de salariés du groupe Otor au titre de conseillers du conseil d'administration. Ce que Carlyle traduit en : « Monsieur Bacques et Madame Bouvier, à travers un conseil d'administration composé de personnes qui leur sont structurellement acquises, privilégient, contre tout bon sens, le maintien de leur position personnelle au mépris des décisions de justice et de l'intérêt commun des actionnaires. »

Conjoncture détestable. Sur le plan des résultats, l'exercice 2004 du groupe est marqué par une hausse du chiffre d'affaires de 4,1 %, à 422 millions d'euros, mais par un résultat net déficitaire de 2,9 millions d'euros en 2004 contre un bénéfice de 4,3 millions d'euros un an plus tôt. Une perte qui s'explique par une « conjoncture détestable » notamment en décembre 2004 mais aussi en janvier 2005. La baisse du résultat net s'explique également par un passage à la méthode comptable dite International Financial Rating Standards (IFRS). Le groupe a ainsi passé une provision de 2,8 millions d'euros pour dépréciation de la part de marché de sa filiale Etuis Cognac. Carlyle de réagir : « Les résultats démontrent une fois de plus la mauvaise gestion de Jean-Yves Bacques et Michèle Bouvier ».

Fortes turbulences. Otor traverse donc de fortes turbulences. « Ce ne sera que fin 2005 et courant 2006 que la profession, comme Otor, pourra envisager de sortir de la crise actuelle qui est historiquement la plus importante connue à ce jour ». L'avenir du groupe est cependant plus rose. En 2003, la consommation de papier pour ondulé (PPO) léger à base de recyclé dont Otor est spécialiste, a augmenté de 355 000 tonnes pour atteindre 1,3 million de tonnes en fin d'année. Or, les prévisions pour 2008 sont de 3,5 millions de tonnes. « Les nouvelles capacités annoncées d'ici 2008 ne suffiront pas à couvrir la demande », indique Jean-Marie Paultes, nommé directeur général d'Otor en même temps que Fabien Chalandon.

Recours en suspension. Prochain rendez-vous, le 19 mai : la Cour arbitrale doit se prononcer sur le recours en suspension de l'exécution de la sentence arbitrale du 23 mars. « Il résulte des consultations recueillies auprès d'éminents juristes référents que le recours exercé a d'ores et déjà un effet suspensif ! », précise, à ce propos, Fabien Chalandon...

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