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Oeneo Bouchage industrialise l'extraction du TCA avec Diamant

Sylviane Robinet

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Dans le cadre de son recentrage sur les bouchons technologiques, Oeneo Bouchage, le numéro deux mondial du bouchage de vin, s'est doté d'une nouvelle usine en Espagne dédiée au procédé Diamant. Un véritable saut technologique qui permet au bouchonnier de s'engager sur une garantie de résultat sur quatre ans.

Diamant passe au stade industriel ! Annoncée depuis 2003 (lire sup. 663), la nouvelle usine d'Oeneo Bouchage, dédiée à ce procédé, vient d'être inaugurée, après dix-huit mois de travaux. A San Vicente de Alcantara en Espagne, cette unité de production couvre une superficie de 1,6 hectare et représente un investissement de 15,5 millions d'euros. Employant 20 personnes, elle est entièrement consacrée à la technologie développée en partenariat avec le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui permet d'extraire du liège le trichloroanisole (TCA), en partie responsable du goût de bouchon. Assuré auparavant par Degussa, ce traitement est désormais réalisé sur ce site ainsi que toutes les étapes de production des semi-finis. Finition et marquage sont effectués à Céret (Pyrénées-Orientales).

Le démarrage de cette usine s'inscrit au coeur de la réorganisation des activités d'Oeneo Bouchage. Depuis le début de l'année, le groupe a cessé la fabrication de produits liège traditionnels pour recentrer son offre sur sa nouvelle génération de bouchons technologiques et les capsules à vis (1% du chiffre d'affaires). « Nous ne souhaitons pas prendre le parti d'un type de bouchage, mais proposer aux acteurs du secteur des solutions répondant à leurs attentes en termes de performances et de sécurité », explique Dominique Courteix, directeur général de la division.

À l'instar d'autres bouchonniers, Oeneo Bouchage a mobilisé toute sa capacité d'innovation sur l'élimination du TCA du liège. Sept ans de recherche et 22 millions d'euros ont été consacrés au procédé Diamant. Celui-ci permet d'obtenir des bouchons avec une teneur en TCA relargable inférieure à la limite de quantification des méthodes d'analyses. Il est basé sur l'extraction sélective du TCA contenu dans la farine de liège par du CO2 supercritique.

Garantie de résultat

Afin de sécuriser la ligne Diamant, le traitement est précédé d'une extraction par chauffage et entraînement à la vapeur. Ce second procédé de décontamination, Revtech, utilisé dans la formulation des produits technologiques standards d'Oeneo, conduit à une teneur en TCA relargable inférieur à 2 nanogrammes par litre. Sûre d'elle, l'entreprise donne une garantie de résultat contractuelle sur quatre ans pour chaque bouchon plutôt qu'une valeur de TCA relargable moyenne au lot. « Nous sommes les seuls de la filière à nous engager ainsi », souligne Oeneo.

Jusqu'ici, les deux produits issus de Diamant ont connu un parcours plutôt prometteur. Le premier d'entre eux, le bouchon Diam, conçu pour les vins tranquilles, fait l'objet depuis octobre 2002 d'une étude comparative menée par l'Institut australien de recherche du vin (AWRI). « Après 24 mois d'essais, il a obtenu des résultats supérieurs à la capsule à vis et au liège naturel de qualité moyenne en regard de la conservation du dioxyde de soufre libre et total, de la régularité d'une bouteille à l'autre et des marqueurs liés à la réduction du vin. En outre, aucune trace de TCA n'a été détectée dans les bouteilles bouchées avec Diam », relève Sébastien Loctin, le directeur commercial. Il a aussi été récompensé par le trophée d'or de l'innovation à Vinitech 2004. Pour sa part, Mytik Diamant, dédié aux vins effervescents, a été primé lors du salon Viteff 2005.

Pendant la phase de prélancement, plus de 40 millions d'unités ont déjà été vendues. Grâce à la nouvelle usine, la capacité de production peut atteindre 500 millions de bouchons par an. Pour Oeneo Bouchage, durement touché par un recul de ses ventes, Diam est un ballon d'oxygène sur lequel la société mise pour rebondir. Son objectif à terme est même de ne proposer que des bouchons en liège ainsi traités. Et les autres solutions ? « La capsule à vis est la véritable concurrente de Diam, mais la technique reste difficile à manier », argue Dominique Courteix. Et si « Diam est 10 à 15 % plus cher, il est beaucoup plus économique sur le long terme, compte tenu du positionnement du liège », matière première naturelle.

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