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Nouvelle passe d'armes entre les anciens dirigeants d'Otor et Carlyle

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Dernier épisode à l'heure où nous mettons sous presse, Carlyle a refusé la proposition des anciens dirigeants d'Otor - Jean-Yves Bacques et Michèle Bouvier - qui souhaitent reprendre les titres détenus par Carlyle, fonds d'investissements américain actionnaire de l'entreprise à hauteur de 20%. Jean-Yves Bacques et Michèle Bouvier se fondent sur le pacte d'actionnaires qui lie les deux entreprises et qui fait l'objet d'un violent conflit depuis quatre ans. Mais Carlyle pourrait prendre le contrôle du fabricant français d'emballages en carton ondulé... En effet, la Cour d'appel de Paris a donné raison, jeudi 2 juin, à l'américain dans le différend qui l'oppose à Otor pour la prise de contrôle de la société. Le 21 avril, le Tribunal arbitral avait déjà donné raison à Carlyle mais Otor avait fait appel de cette décision. Dans la mesure où la Cour d'appel ordonne à Otor d'effectuer la conversion des obligations en actions, la décision ouvre la voie à la prise de contrôle effective du cartonnier par le fonds américain. « A l'immense surprise (...), le juge n'a pas fait droit à la demande de suspension de l'exécution provisoire de la sentence du Tribunal arbitral », indique Otor. Carlyle explique de son côté : « la décision du Premier Président de la Cour d'Appel (...) doit permettre, sauf obstruction fautive d'Otor Finance et de ses dirigeants actuels ou passés, de lever enfin les derniers obstacles au règlement d'un conflit vieux de plus de quatre ans. » Pour sa part, l'Association des petits porteurs actifs (Appac) s'est félicitée de la décision et a exigé la démission immédiate du Conseil d'administration d'Otor. Si Otor admet que la décision entraîne la conversion des obligations en actions, l'entreprise soulève les paradoxes de la décision de la Cour d'appel. Selon le cartonnier, d'autres procédures en cours pourraient remettre en cause la prise de contrôle par Carlyle. Les débats sur la récusation de Maître Salès ont été notamment reportés au mois de septembre. Selon Otor, Maître Salès, membre du Tribunal arbitral, serait lié à Carlyle par l'intermédiaire de son associé Maître Nicholas, directeur manager de Menatep, au sein du cabinet DWS Keeling. Il y aurait donc conflit d'intérêt. Otor pourrait enfin faire face à de nombreuses pénalités financières dont le montant pourrait dépasser les 800 000 euros.

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