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Mécaniser l'insertion de primes et objets

Tiziano Polito

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Comment insérer dans un emballage des objets de formes, tailles ou poids divers ? Margeurs, dépileurs, manchons : les constructeurs adaptent leurs réponses. Avec un impératif : flexibilité et rapidité d'exécution.

Les emballages auraient-ils vocation à contenir autre chose qu'un produit ? Toujours plus, si l'on en croit l'intérieur des conditionnements qui remplissent les linéaires. Il suffit de penser aux figurines, magnets et autres jouets que les services marketing ajoutent à un propduit pour inciter les consommateurs à l'acheter. Sans parler des notices et autres livrets associés à un produit principal dans un but informatif ou pour satisfaire à une obligation réglementaire. Que dire sinon des dosettes de sauces et aromates qui accompagnent un plat préparé ? Et d'un flacon doseur combiné à une lessive ?

Déposer au bon endroit

Pour Antonio Fonseca, directeur commercial de Latinpack, importateur de machines de conditionnement, le constat est sans équivoque : « Il y a de plus en plus de choses dans un emballage. Pour vendre une salade en barquette, il est nécessaire d'ajouter une serviette, un couvert et une vinaigrette en sachet ».

La manière d'insérer, mais aussi de positionner ces objets dans les emballages, constitue l'envers du décor technique de cette tendance du marché. Pour automatiser ces opérations, les équipementiers ont développé plusieurs types de machines dont le fonctionnement dépend en grande partie de la forme, du poids et des dimensions de la prime à manipuler. Les margeurs à friction sont, par exemple, employés dans le maniement d'objets fins et résistants comme une cartonnette, une notice ou un livret. On s'en sert aussi pour apposer une collerette sur une bouteille. La dépose d'une notice plus épaisse ou d'un objet plus fragile, qui serait, par exemple, susceptible d'être rayé par la courroie du margeur, conduira en revanche à l'emploi d'un dépileur rotatif. Equipé de ventouses de préhension, le rotor arrive à saisir l'objet avec délicatesse et rapidité. « Cet équipement offre également plus de précision pour déposer la prime à l'endroit voulu », confie Jean-Pierre Donnay, directeur de fabrication chez Apex Automate, une filiale de MS Emballages spécialisée sur cette niche de marché. L'insertion d'un produit sous sachet, tel un condiment pour pizza ou une figurine, s'effectue avec des machines alimentées par des rubans de sachets présoudés. Chaque sachet est découpé du chapelet puis lancé à la volée à l'intérieur du conditionnement principal.

En dehors de ces schémas, le sur-mesure s'impose. Le maniement d'un objet à la forme complexe obligera, par exemple, à modifier l'outillage en conséquence. La recherche d'une plus grande autonomie, de rallonger le magasin de l'appareil. Sans oublier qu'il est parfois impossible, ou simplement non rentable, de mécaniser ces opérations. C'est le cas pour les lots promotionnels, très courants au rayon boissons, qui associent une bouteille d'alcool à un cadeau comme un verre, un tire-bouchon ou un bec verseur. Fragiles et difficiles à manier, ces différents éléments sont regroupés à la main puis entourés d'un manchon rétractable.

Le sleeve, avantageux pour les grandes séries

Remarquons d'ailleurs que cette technique de conditionnement s'est révélée très avantageuse dans la réalisation de présentations promotionnelles en grande série. « En incorporant la prime au sleeve, nous pouvons traiter entre 25 000 et 30 000 produits par heure », explique Eric Fresnel, directeur général de Sleever International qui travaille régulièrement en sous-traitance pour le compte des industriels du secteur des boissons comme Coca-Cola.

En l'occurrence, force est de constater que les prestations des machines varient énormément en fonction des utilisateurs auxquels elles s'adressent. Si les vitesses d'exécution demeurent la préoccupation numéro un des industriels, il n'en va pas de même pour les conditionneurs à façon. Confrontés à des campagnes de production ponctuelles, caractérisées par des séries courtes et diversifiées, ces opérateurs sont particulièrement attentifs à la souplesse de l'équipement. « Nous passons si rapidement d'un produit à un autre qu'il nous est impossible d'investir à chaque fois dans des machines spécifiques si nous voulons rester compétitifs sur le marché », rappelle Stéphane Bouthémy, directeur régional de Premium Packaging. Facilité à changer d'outillage, rapidité d'intégration, mais aussi compacité deviennent alors des critères d'achat prioritaires pour ces professionnels.

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