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Les Jardins du Printemps modernise son conditionnement

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Spécialisés dans les plantes aromatiques, Les Jardins du Printemps (FMV) ont investi quelque 760 000 euros dans un nouveau bâtiment de 2 000 mètres carrés. L'occasion de réorganiser et d'automatiser certaines lignes de conditionnement. Et d'augmenter le rendement. Visite des lieux avec Guy Maréchal, le Pdg.

Unité de conditionnement et de commercialisation du groupe Canagrex (FMV) spécialisée dans les herbes aromatiques fraîches, Les Jardins du Printemps a investi quelque 760 000 euros pour déplacer de quelques kilomètres son unité de production.

« Nous étions implantés en ville sur la commune de Rilleux-la-Pape près de Lyon (Rhône). Nos locaux n'étaient plus suffisamment fonctionnels, ni assez grands pour envisager un développement et démarrer une démarche qualité. Désormais, l'unité de conditionnement est toujours installée sur la même commune mais dans une zone plus rurale, au coeur même des lieux de production », explique Guy Maréchal, Pdg des Jardins du Printemps.

Opérationnelle depuis novembre 2000, la nouvelle unité dispose d'une surface de 2000 mètres carrés et s'inscrit dans une démarche de développement de l'entreprise. Toutes les arrivées de fluides sont installées dans des canalis au-dessus des lignes de conditionnement.

« Ce qui nous permet en cas de besoin de changer la configuration ou d'accueillir une nouvelle machine sans aucun problème », précise Guy Maréchal.

Conçu spécialement pour le conditionnement de plantes aromatiques fraîches, le bâtiment fonctionne sur le principe de la marche en avant. Réceptionnées à une extrémité du bâtiment, les plantes en sortiront à l'autre extrémité quelques heures plus tard. Sur le quai d'expédition.

Sans stock de produits finis

« Nous n'avons pas de stocks conditionnés. Tous les produits finis sont expédiés le jour même. Quant à la matière première, elle reste chez nous au grand maximum 24 heures », précise le Pdg. Et pour cela, il faut savoir anticiper. Comptant plus d'une cinquantaine de clients, Les Jardins du Printemps réalise 80 à 90 % de son volume en flux très tendus, du jour A pour B.

« Il n'est pas rare que des clients nous passent leurs commandes le matin pour une livraison dans les heures qui suivent. Des fiches papier sont éditées à chaque nouvelle commande client et placées en début et en fin de chaîne », indique Eric Vergnet, directeur adjoint.

Qui détaille : « Nous travaillons client par client, même si nous avons plusieurs commandes de ciboulette dans la journée. Nous commençons par le client dont l'expédition doit partir en premier, même s'il a passé sa commande dans les derniers ».

La fiche en bout de chaîne suit la commande jusqu'à son expédition. Les commandes sont palettisées au fur et à mesure, identifiées, puis rangées sur le quai d'expédition. En fait, l'intervention humaine est encore très présente dans la chaîne de conditionnement des herbes aromatiques même si Les Jardins du Printemps a profité du déménagement pour investir dans de nouvelles machines.

Nouvelle demande

L'entreprise s'est notamment dotée d'une nouvelle machine fournie par Delna pour l'impression par transfert thermique et la pose d'étiquettes, sur les lignes de conditionnements de barquettes et pots. Sachant que l'étiquetage reste manuel sur les deux autres lignes de sacs et bouquets.

Cette acquisition a nécessité un investissement de 45 000 euros. « Depuis cette année nous travaillons aussi des marques de distributeurs (MDD). Les sigles et logos que les enseignes veulent apposer sur ces produits imposent une taille d'étiquette plus importante que nos anciens outils pouvaient produire », précise Guy Maréchal.

Avec deux nouveaux ensembles d'impression et de pose, la société a doublé les possibilités de largeur d'étiquette - de 50-60 mm auparavant au double aujourd'hui - et passe à un débit de 1 200 étiquettes à l'heure en vitesse de croisière, et jusqu'au double quand nécessaire.

Qualité et rendement

Autre investissement important, l'achat pour 30 000 euros d'un automate électronique pour contrôler la dizaine de machines de la ligne de barquettes.

« Auparavant, chaque machine était autonome, avec de simples relais électriques. Désormais, dès qu'il y a un problème à un endroit de la chaîne, c'est l'ensemble qui s'arrête. Ce qui permet une qualité supérieure et un rendement augmenté de 30 %. Quand il fallait deux ou trois secondes aux relais électriques pour détecter un problème, il ne faut plus qu'une fraction de seconde à l'automate, qui détecte aussi rapidement la machine défaillante », précise le Pdg.

Le même investissement avait été réalisé avant le déménagement sur la ligne de pots où cinq machines travaillent en même temps. Les deux autres chaînes de sacs et bouquets, qui ne comportent qu'une ou deux machines travaillant simultanément, continuent à fonctionner avec des relais électriques.

Au niveau matériel, Les Jardins du Printemps ont aussi consenti près de 61 000 euros d'investissements pour améliorer l'existant. Les convoyeurs, obsolètes, ont été changés contre de nouveau tapis inox pour une meilleure hygiène. Une soudeuse en L semi-automatique avec tunnel de rétraction de Rochmann a été rachetée. Le dépileur de barquettes, quant à lui, a été fiabilisé...

« Mais outre le remplacement des outils obsolètes, le plus important pour nous a été de réorganiser les lignes afin d'améliorer le confort des salariés et donc le rendement », affirme Guy Maréchal.

Car dans le domaine des plantes aromatiques fraîches, il faut savoir être efficace en un temps très court...

Réactivité et polyvalence

Dépendant d'un côté de la production et, de l'autre, d'une demande variable suivant les périodes, Les Jardins du Printemps fait donc preuve de réactivité. Organisé pour pouvoir fonctionner six jours sur sept et en équipe - jusqu'aux trois-huit si nécessaire -, le personnel est polyvalent.

« Nous sommes passés aux 35 heures depuis juin 1999 avec annualisation du temps de travail. Il arrive que nous fassions travailler les gens du conditionnement au service de la production », précise le Pdg.

En période creuse, une quarantaine de salariés travaillent au conditionnement. Les effectifs montent à 60, et jusqu'à 70, personnes en cas de demande soutenue. Avec une ligne par conditionnement, soit 4 lignes, les machines - comme les hommes - doivent s'adapter à la quantité de matière à traiter, à la taille du conditionnement, au système de fermeture tel que couvercles, films, etc. « Le conditionnement de plantes aromatiques n'étant pas très commun, quelques-unes de nos machines sont des prototypes », explique le Pdg.

C'est, par exemple, le cas du dépileur de barquettes, de la machine à fixer les couvercles, et du bras de pose d'étiquettes sur les pots. Guy Maréchal est satisfait : 90 % du programme d'investissements est déjà achevé.

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