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Les imprimeurs automatisent le contrôle

Gilles Solard

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Les lignes d'impression étaient autrefois conduites au doigt et à l'oeil. Avec l'augmentation des cadences et des exigences, les automatismes et les logiciels de contrôle les supplantent aujourd'hui.

Le fabricant britannique d'emballages souple Parkside s'est doté d'un outil numérique haut de gamme pour optimiser sa gestion des couleurs. L'impression est désormais contrôlée à l'aide d'un spectrophotomètre relié à un logiciel, permettant une comparaison objective entre le produit fini et le ton exact de la couleur demandée par le client. Développé dans l'usine principale du groupe à Darton, le « Global Solution Color Program » permet de constituer une base de données d'une grande richesse. Le système offre surtout un gain de temps considérable au moment du bon à tirer, le client n'étant plus obligé de se déplacer. Et le process d'impression est désormais vérifié en continu. « On garantit la couleur et on peut la refaire à l'identique vingt ans plus tard », explique Andrew Newbald, en charge du service.

L'oeil humain ne suit plus les cadences

A terme, l'ensemble du groupe sera équipé et mis en réseau, permettant ainsi d'obtenir la même couleur pour un emballage imprimé dans l'usine de Slotow où dans celle de Darton. Parkside affirme être le premier à disposer de cet outil au Royaume-Uni.

Les automatismes de contrôle ont envahi le monde de l'impression. Pourtant, il n'y a pas si longtemps encore, les lignes d'impression étaient parfois pilotées au doigt et à l'oeil par un conducteur. Aujourd'hui, les machines ont atteint une telle vitesse d'exécution que l'oeil, même expérimenté, ne peut plus suivre la cadence. Et la taille des séries s'est raccourcie, au point que l'opérateur ne dispose plus du temps nécessaire pour caler manuellement sa machine.

Certes, les premiers mécanismes de contrôle s'attaquaient aux registres dans les ateliers d'impression héliographique voici une trentaine d'années. Mais il faudra attendre l'an 2000 que cet automatisme soit intégré aux machines d'impression flexographique ! L'accélération de la vitesse des machines a imposé le recours à des systèmes de contrôle de la qualité, comme la visionneuse à miroirs tournants, bientôt complétée par la caméra vidéo couleurs. Le défaut est la hantise des imprimeurs. CPC Cotentin a trouvé une solution en s'équipant du système de contrôle de défaut par caméra numérique de l'israélien AVT. « A côté du système du miroir tournant, c'est le jour et la nuit », explique Gérard Robert, directeur technique de l'imprimeur d'emballages souples CPC, qui estime que ce système constitue un saut technologique au moins aussi important que le repérage automatique. Les machines d'impression peuvent désormais tourner à une vitesse plus rapide en toute confiance.

Aujourd'hui, les imprimeurs sont surtout soucieux d'uniformiser la qualité de la couleur. Le transformateur de boîtes pliantes Goossens Cartotec s'apprête ainsi à renouveler son parc de densitomètres. L'acquisition de spectrophotomètres fait partie des projets de Saint André Plastique (SAP) pour 2003, et le prochain investissement conséquent concernera le contrôle des couleurs couplé à un système informatique de préparation des encres. « Le contrôle permet d'aller plus vite et de pouvoir réimprimer, puisque les paramètres sont en mémoire », explique Jean-Claude Calvez, responsable technique de SAP.

Spetrophotométrie en ligne

Pour Pechiney Soplaril, 2002 et 2003 sont deux années d'investissement dans la spectrophotométrie en ligne, « pour homogénéiser les systèmes de contrôle de tous nos sites », indique Christine Frangeul, coordinatrice chaîne graphique Europe. Chez Autobar, deux machines d'impression flexographique sont déjà équipées de spectrophotomètres en ligne. Un système qui coûte pas moins de 200 000 à 300 000 euros par machine mais qui se justifie entièrement : « Depuis deux ans, les cahiers des charges sont de plus en plus pointus. Les utilisateurs sont désormais capables de donner des spécifications sur le rendu des couleurs », indique Daniel Plénet, directeur manufacturing et logistics Europe d'Autobar. Des équipements qui, alliés à d'autres, permettent à la flexographie de n'avoir désormais plus rien à envier à l'héliogravure...

Enfin, chez le fabricant d'emballages haut de gamme Spic (Unicarton), qui vient d'acquérir une nouvelle machine offset, le contrôle de la couleur est devenu un réflexe. « Nos lignes d'impression dédiées au luxe sont désormais équipées de spectrophotomètres en ligne », assure Hubert de Maistre, directeur technique du site de Pontoise (Val-d'Oise).

Le coût élevé de l'installation de systèmes d'automatisation du contrôle n'est pas à un frein à son développement. Des spécialistes comme BST proposent même une solution globale grâce à l'arrivée, en 2000, des caméras matricielles numériques couleurs haute définition. BST Genius est ainsi un système évolutif qui comprend quatre programmes : au logiciel de contrôle de registre de rotative flexo, apparu en 2001, sont venus s'ajouter en 2002 des modules de contrôle du code à barres, de la colorimétrie et de la détection de défauts.

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