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Les fabricants d'étiqueteuses passent à l'attaque

Gilles Solard
Depuis plusieurs mois, les fabricants de machines d'étiquetage multiplient les signes pour montrer qu'ils sont prêts à assurer la transition du code à barres vers l'identification par radiofréquence.

On attendait plutôt les fabricants de lecteurs d'étiquettes d'identification par radiofréquence (RFID), mais ils sont jusqu'à maintenant restés plutôt discrets. En revanche, les fabricants d'imprimantes d'étiquettes sont nombreux à se manifester pour montrer leur savoir-faire en matière d'étiquettes RFID. À commencer par l'américain Printronix qui, en septembre 2003, lançait l'imprimante Smart Label Pilot. Allié à Manhattan Associates, fournisseur de logiciels d'entrepôts, et à Alien Technology pour la fourniture de tags, Printronix propose plus qu'une simple imprimante, une solution complète qu'il intitule « RFID in a box ». Le kit complet permettant le développement d'une application RFID est ainsi proposé à 7 995 dollars. « Il sera disponible en Europe au premier semestre 2004, dès que les standards en matière de fréquence auront été adoptés », indique l'entreprise.

La RFID a les faveurs des fabricants

Printronix était le précurseur. Il sera suivi en mars 2004 par Sato. Le fabricant japonais a organisé un symposium à Bruxelles, son siège européen, destiné à mettre à jour les connaissances de ses clients et partenaires, dont l'Étiquetage Rationnel en France. Des intervenants - connaisseurs de la technologie RFID, dont IBM, Philips, SAMSys et X-ident, ainsi que des utilisateurs comme Kuehne & Nagel - ont examiné durant deux jours les applications offertes par la RFID. On y parlait de fréquences, bien sûr, mais aussi de coûts. « L'étiquette à 5 cents est pour dans 10 ans », analysait Ralf Sander, chez X-ident, société fondée en 1997 qui revendique la production de 21 milliards de tags - notamment pour l'automobile - jusqu'à aujourd'hui... « Nous sommes exactement dans la même situation que le code à barres il y a 20 ans », a expliqué, de son côté, Victor Barczyk, vice-président de Barcode Sato International, estimant que le marché mondial du tag passera de 554 à 853 millions de dollars entre 2003 et 2005.

L'inventeur de la première imprimante de code à barres par transfert thermique au monde compte, en tout cas, prendre le tournant de la RFID sur les chapeaux de roues. C'est ainsi le premier à avoir collaboré activement avec le français NBG ID, un intégrateur de solutions RFID, pour fournir une imprimante fonctionnant sur le bout de fréquence UHF disponible en France. Et son ambition de croissance est importante. Pour Kazuo Matsuyama, directeur des ventes et marketing de Sato International, le chiffre d'affaires de l'entreprise est actuellement de 420 millions d'euros, avec 80 % des ventes réalisées au Japon. Or l'objectif est d'atteindre le milliard d'euros, dont la moitié hors du Japon au cours des dix ans qui viennent.

La solution complète est pour demain

Le fabricant d'étiqueteuses Zebra Technologies a également tenu à se montrer à l'avant-garde de la technologie RFID. D'après Chris Hook, directeur du développement de la RFID, « les revendeurs devront proposer des solutions complètes exploitant la RFID et des technologies associées pour la lecture automatique de données ainsi que des imprimantes pour la transmission de données », explique-t-il. Pour lui, le marché de l'étiquetage traditionnel est différent de celui de l'étiquetage RFID qui risque de générer une autre concurrence, celle des fournisseurs d'ERP (Enterprise Resource Planning). Pour faire face à cette nouvelle donne, Zebra Technologies a mis au point la technologie Alchemy, « sur le point d'être brevetée » : elle permet à une seule station de générer à la demande des étiquettes intelligentes ainsi que des étiquettes traditionnelles, sans avoir besoin d'interrompre l'impression pour changer de support. Grâce au logiciel de formatage, le contrôle des étiquettes intégrant des tags et celles qui n'en intègrent pas devient pratique.

Mais Zebra Technologies se montre rassurant. « La guerre des étiquettes n'aura pas lieu », explique l'entreprise. « Nombreux sont les professionnels du secteur qui pensent que la technologie RFID remplacera les codes à barres imprimés, de la même manière que les Compact Discs ont supplanté les cassettes audio », souligne Paul Vogt, directeur marketing de Zebra Europe. Le fabricant a, de plus, édité un « Livre blanc sur l'application RFID ».

Enfin, le salon Traçabilité 2004 a été l'occasion pour le fabricant d'étiqueteuses Avery Dennison de présenter à son tour sa propre imprimante d'étiquettes RFID.

Aujourd'hui, quasiment tous les fabricants mondiaux de machines d'impression ont donc une solution. Mais le prix à payer est d'environ 30 % plus élevé que celui d'une étiqueteuse traditionnelle...

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