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Les caisses en carton

ANNE FRITSCH

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Irremplaçable, la caisse en carton est le conditionnement de base pour approvisionner la grande distribution. Mais la normalisation des hauteurs souhaitée par les logisticiens n'est pas pour demain.

D'après L'Emballage ondulé de France (Ondef), la production française de carton ondulé français s'est élevée en 2003 à 2,95 millions de tonnes, soit une faible progression de 0,67 % par rapport à 2002. Mais les commandes semblaient reprendre fin 2003 et la caisse en carton n'a pas à s'inquiéter outre mesure de la concurrence des systèmes de caisses en plastique retournables, encore anecdotiques en volume.

Comme emballage logistique, c'est toujours la caisse américaine qui prédomine. Chez Giepac Bourgogne, elle représente 60 % de la production, contre 40 % pour les caisses à découpes. Son décor se résume généralement à l'impression, en une couleur unique, des informations strictement nécessaires. Cependant, les caisses alliant les fonctions de regroupement lors du transport et de présentation en linéaire progressent. C'est le cas de l'All Tray d'Allard Emballages. L'impression prend alors toute son importance. Chez International Paper, ces caisses imprimées en deux couleurs et plus représentent 10 à 20 % des volumes. L'impression est effectuée soit en préprint pour les grandes séries (de l'ordre du million de caisses par an), soit en offset pour les « petites » séries (quelques dizaines de milliers de caisses par an).

Montage automatique

La conception des caisses en carton a évolué également au regard de leur livraison à vide. Et notamment dans le cas des caisses à bouteilles en verre qui sont équipées de croisillons. Plutôt que d'introduire des plateaux moulés ou des séparations en carton qui demandent un minimum de montage, certains fournisseurs comme Ondulyonne proposent des caisses à croisillons en carton plat, précollés dans la caisse, et qui se mettent en place automatiquement au dépliage. Un gain de temps, et un gain de place puisqu'on place plus de 1 000 caisses vides de ce type sur une palette.

Dans le secteur agroalimentaire, la standardisation des largeurs et longueurs des cartons de groupement est désormais ancrée dans les habitudes. Les formats 600 x 400 et 400 x 300 sont désormais la norme, ce qui permet de remplir au mieux les palettes de 800 x 1 200. Les fruits et légumes sont parvenus à définir également des hauteurs standards : 105 ou 175 millimètres pour les pommes ; 145 pour les barquettes de 6 kg de tomates... Ces mesures permettent de constituer facilement des palettes monoproduits complètes avec des produits de plusieurs producteurs.

Normalisation de la hauteur ?

Pour les autres produits agroalimentaires en revanche, c'est toujours l'anarchie. Aucun accord ne semble en vue. Si les industriels ont accepté des vides liés aux normalisations latérales, ils ne sont pas prêts à accepter d'autres vides en hauteur, qui occasionneraient des surcoûts d'emballage important. En effet, si les produits, du fait d'un surdimensionnement de la hauteur du carton, ne contribuent plus à la résistance à la compression verticale, les caisses devront utiliser un carton plus épais. Il semble douteux que la grande distribution puisse imposer un système de sous-multiples en ce qui concerne les hauteurs de caisse. Actuellement donc, ce problème se solde par des palettes sandwiches, empilement de quelques palettes en bois supportant chacune quelques couches de caisses d'un même produit. La question ne se pose pas pour des produits de forts volumes. Ainsi, les lessiviers peuvent choisir en toute liberté la hauteur de leurs caisses puisqu'ils livrent généralement des palettes complètes d'un même produit.

Guide d'achat : Les caisses en carton (tableau : voir PDF)

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