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« Le Squashums, hygiénique et nomade »

PROPOS RECUEILLIS PAR ARNAUD JADOUL PHOTOS : FRÉDÉRIC HANOTEAU
U n yaourt à la fraise, pour une consommation nomade, dans un pot en polyéthylène téréphtalate (PET) en forme de fraise : sur le marché britannique des produits laitiers, sous la marque Munch Bunch, Nestlé a introduit une réelle innovation cet été. Le développement a été mené conjointement par les Product Technology Centres (PTC, centres de recherche et développement) de Nestlé Waters, à Vittel (Vosges), et de Nestlé Produits laitiers frais (PLF), à Lisieux (Calvados).

Comment est né le concept Squashums ?

A l'origine, le Product Technology Centre de Nestlé Waters à Vittel a optimisé au maximum le taux d'étirement du PET. Son objectif était de réduire la quantité de matériau, donc le poids et le coût, des bouteilles d'eau pour des marchés émergents comme le Nigeria. De 17 environ, habituellement, il est parvenu à un taux très supérieur à 20 et à une épaisseur de paroi inférieure à 0,1 millimètre.

L'application au produit pâteux était-elle déjà en projet ?

Nos PTC communiquent constamment entre eux. Dès que j'ai vu les développements de Vittel et la flexibilité obtenue grâce à la minceur des parois, j'ai pensé à des applications dans les produits laitiers, yaourts ou fromages frais, où nous avons besoin d'emballages qui se pressent, et aux demandes régulières du marché anglais pour les enfants et le snack à travers la « lunch box ».

Quel est l'intérêt d'un tel emballage par rapport aux solutions existantes, gourdes, sachets de type Doypack, stickpack... ?

Par ses caractéristiques, le Squashums permet une consommation hygiénique et nomade, par aspiration ou pression. Surtout, c'est le premier emballage monomatériau en PET, formé, rempli et obturé en ligne intégrée. La préforme de 2,4 grammes - contre 5,5 à 6 grammes pour des emballages similaires mais multimatériaux - permet d'avoir un goulot adapté à la consommation ambulatoire. Le rapport poids/volume obtenu, entre 60 et 100 grammes, est presque optimal. Le PET offre des propriétés barrière à l'oxygène et aux arômes supérieures à celles du polystyrène. La membrane de fermeture en aluminium, qui évoque la feuille du fruit, apporte une protection hygiénique de la zone de consommation et facilite l'ouverture pour les enfants. Cet emballage est donc attractif par sa forme, très économique par la réduction de plus de 50 % de la matière, très bénéfique en termes d'environnement et facile à reconnaître en rayon. Par ailleurs, il fait l'objet de plusieurs brevets.

Comment avez-vous relevé le défi de la mécanisation ?

Le challenge était triple. Il portait sur la miniaturisation de la préforme, la mécanisation, à une cadence d'au moins 8 000 unités par heure, et le dosage. Nous l'avons relevé avec PDG Plastiques, Tecsor et Doselec, et le PTC de Vittel, qui détient le brevet, a facilité le développement en réalisant les prototypes. Pour la préforme, il fallait une tête plus légère que le corps. Elle nous limite cependant dans l'épaisseur des parois, supérieure à 0,1 millimètre. Par son volume, elle complique aussi le marquage. Pour la mécanisation, l'une des principales difficultés consistait à ne pas déformer l'emballage avant le remplissage. En revanche, la bonne régulation des épaisseurs n'est pas nécessaire car c'est le côté le plus mince qui se squeeze. Pour les cadences, le principe des bi-cavités nous permet de dépasser les 9 000 unités à l'heure. Enfin, le dosage se fait en moins de trois secondes à travers un goulot très étroit de moins de 10 millimètres de diamètre intérieur.

Cela a-t-il entraîné des changements de process ?

Le faible poids et la dimension des préformes ont, en effet, entraîné l'adaptation de l'injection de ces préformes, du convoyage et des paramètres d'étirage-soufflage. Le process est d'ailleurs toujours en cours d'optimisation.

Verra-t-on cette fraise ou d'autres produits de ce type en France ?

Le développement de Squashums en Grande- Bretagne conditionnera évidemment son lancement dans le reste de l'Europe. Tout le monde y est attentif. Mais les premiers retours sont très positifs. De plus, le concept est évolutif : nous pouvons modifier le format, la forme, l'aspect, la couleur, le diamètre du goulot. D'ailleurs, nous avons protégé d'autres modèles.

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