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Le petfood multiplie les ouvertures faciles

Tiziano Polito

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En boîtes ou en sachets les aliments pour animaux répondent à une logique particulière. Au-delà de la qualité, c'est bien souvent la seule facilité d'emploi du produit qui fait la différence.

Satisfaire l'animal et son maître. La devise des fabricants d'aliments pour animaux n'a pas changé depuis les débuts de cette industrie qui est née, rappelons-le, pas plus tard que dans les années 1960. Et, si la satisfaction de l'animal dépend le plus souvent de la qualité de la nourriture qui remplit sa gamelle, le maître, quant à lui, s'attend à ne pas à être déçu par le conditionnement. « Tout possesseur d'animaux effectue un geste mécanique chaque matin : nourrir son chien ou son chat. S'il a du mal à ouvrir le conditionnement et qu'en plus il verse la moitié du produit à côté, il semble logique qu'il ne renouvellera pas son achat. Bien au contraire... », note Daniel Noury, responsable des relations extérieures de MasterFoods, l'un des leaders du secteur.

Observateurs attentifs des autres marchés, les fabricants d'aliments pour animaux ont toujours été à l'affût d'innovations pour améliorer la praticité de leurs emballages, en particulier l'ouverture et la fermeture. Il leur est même arrivé de jouer les pionniers dans ce domaine. « La première application d'Eole, notre système d'ouverture facile à anneau pour boîtes de conserve a été réalisée dans l'industrie du petfood en 1989. Les autres secteurs n'y sont venus qu'après », explique Laëtitia Durafour, responsable marketing de Crown Food France. Depuis, les ouvertures à anneaux sont devenues un standard sur ce marché. Environ 95 % des boîtes en sont équipées, à la différence notable d'autres secteurs comme l'alimentaire où ce ratio plafonne à 20-25 %.

C'est pourquoi, dans l'emballage métallique, l'actualité porte davantage sur les opercules pelables. Qu'il s'agisse du Peal Seal chez Crown ou de l'EasyPeel chez Impress, les avantages de ces systèmes sont connus : simplicité du geste, soulèvement sans efforts, diminution des risques d'accidents.

L'opercule pénalisé par les contraintes de process

Comme le souligne un slogan publicitaire : avec l'opercule pelable, même un enfant peut ouvrir une boîte de conserve. Nestlé Purina Petcare a été le premier à employer, dès 1998, ce type de fermeture pour sa marque de nourriture pour chats Felix, suivi par Gourmet. Reste que, malgré ses atouts, l'opercule pelable peine à se développer à plus large échelle. Les causes ? Les contraintes de process. « Alors qu'elle passe bien dans un stérilisateur statique, une boîte à membrane pelable supporte assez mal les procédés de stérilisation en continu qui sont monnaie courante dans l'industrie du petfood. Sachant qu'il est difficile de demander aux industriels de modifier leurs installations, nous travaillons d'arrache-pied pour résoudre ce problème », explique Laurent Cordier, directeur commercial Food chez Impress. Le salut de la boîte métallique sur le marché du petfood en dépend peut-être.

Sur le bastion traditionnel des aliments humides, on remarque, en effet, la progression significative des emballages souples de type Doypack. Ce qui n'a rien d'étonnant. Le sachet correspond à l'évolution des modes de consommation qui privilégient les présentations unitaires, faciles à utiliser et à transporter. En l'occurrence, afin de la rendre réellement pratique, les fabricants ont doté cette présentation d'une encoche pour faciliter l'ouverture. Voire d'un tircel pour contrôler le sens de la déchirure.

Du côté de l'alimentation sèche, qui constitue environ 50 % du marché de l'alimentation animale en volume, force est de constater la position quasi-hégémonique des sacs. En papier ou en plastique, ils remplacent désormais les étuis en carton, même dans les petits formats. Ce qui n'est pas sans compliquer la question des ouvertures faciles et surtout des fermetures. Pour éviter les contraintes liées à l'emploi des sacs collés ou cousus, les fabricants ont certes commencé à utiliser les Zips à pression et, plus récemment, les systèmes à curseur. Mais un débat s'est engagé parmi les industriels. D'abord, au sujet de la position du système sur l'emballage. Très critiqués parce qu'ils ne permettent pas de verser le produit correctement dans la gamelle, les « front » Zips, situés sur le côté du sac, devraient laisser progressivement la place aux « top » Zips situés sur le haut.

Zips à curseur encore rares

L'autre motif de discorde porte sur le rapport coût/efficacité de ces systèmes. Si la profession est unanime pour reconnaître qu'en matière de praticité et d'étanchéité, les Zips à curseur sont plus performants que les Zips à pression, toujours est-il que les applications sur le marché sont encore rares. « Les curseurs coûtent de deux à trois fois plus cher que les fermetures à pression. Le problème est de savoir s'il faut investir autant d'argent dans la praticité », observe Michel Colas, ingénieur développement emballage chez MasterFoods. Continentale Nutrition, quant à lui, n'a pas hésité. Ce conditionneur de produits vendus sous marque de distributeur a justement choisi un sac préformé doté d'un « top » Zip à curseur pour ses croquettes Canaillou. Le sac, dont la fermeture, baptisée Slide-Rol (lire les hebdomadaires 632 et 637), fait l'objet d'un brevet, est fabriqué par Roland Emballages. Marc Krzemianowski, Pdg de cette société spécialisée dans l'emballage souple s'exclame, confiant dans le potentiel de son produit : « Cela faisait des années que le consommateur attendait ce service. En plus, nous avons ajouté des poignées pour le transport ». L'entreprise envisage maintenant de développer ce type de solution sur des sacs en plastique.

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