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Le déficit de rentabilité s'accentue encore

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Pas de grandes manoeuvres en 2003 mais des évolutions notables : telle pourrait être la synthèse de notre Top 500 2004 analysant l'exercice 2003. Comme Alcan préparait l'intégration de Pechiney, la position du canadien n'apparaît pas encore de façon explicite dans notre classement en raison de la complexité de l'organisation des filiales. Le canadien annonce des mesures de restructuration dont il est difficile de mesurer l'ampleur à l'heure où nous mettons sous presse.

Quant à Sidel, c'est désormais une filiale de Tetra Laval qui apparaît en tant que telle en cinquième position. A noter au passage le spectaculaire recul et la rentabilité en berne du leader mondial des machines à souffler les bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET) qui souffre d'une contraction de son marché en termes de volume et de prix dont la conséquence est un plan de restructuration pour 2005. Un dur retour à la réalité pour Sidel après le redressement entamé en 2002...

Trois tendances

« La fin des symboles de l'emballage français », avions nous titré l'année dernière. Rien de tel en 2003. Et, pour tout dire, cet exercice révèle un triple mouvement qui confirme des tendances déjà identifiées. Tout d'abord, compte tenu du contexte économique très dur, on peut oser un satisfecit très prudent : la filière française de l'emballage et du conditionnement ne se porte pas trop mal. La première entreprise du classement est encore française ; les actionnaires du peloton de tête sont européens à l'exception de l'américain Crown. Un groupe comme PSB Industries - fort de CGL Pack et de Texen - peut aujourd'hui apparaître comme un nouvel espoir sur des métiers pourtant concurrentiels.

Malgré un conflit majeur avec son actionnaire Carlyle, Otor demeure un cartonnier indépendant présent dans le monde. Dans notre sous-classement des entreprises les plus rentables, cinq sont françaises dont des filiales de Pechiney.

Comme en témoigne le salon Emballage 2004, le tissu industriel français se caractérise toujours par un réseau très actif de petites et moyennes entreprises qui, il faut le dire et le répéter, ne brillent pas par leurs performances à l'exportation. Le cas du savoyard DMT qui vend ses machines à transformer les films en polypropylène bi-orienté (BOPP) dans le monde entier est un exemple encore trop rare. Notons encore qu'un spécialiste du remplissage comme PKB - qui n'apparaît pas dans le classement - poursuit une belle progression avec un chiffre d'affaires de quelque 10 millions d'euros.

Mais, c'est un sérieux bémol, l'année 2003 a vu se poursuivre les défaillances d'entreprises françaises. Se maintenir dans ce secteur industriel suppose plus que jamais une bonne capacité d'adaptation et une bonne trésorerie. L'année 2004 n'a malheureusement pas dérogé à la règle. Et la hausse spectaculaire des matières premières du second semestre ne devrait pas arranger les choses. Nous le verrons l'année prochaine...

Présence des fonds d'investissement

Enfin, 2003 confirme les tendances amorcées auparavant sur le plan de la structure du capital des entreprises. A côté des groupes traditionnels tels que Saint-Gobain ou Alcan, les fonds d'investissements poursuivent leurs emplettes et sont désormais présents dans tous les secteurs de la filière de l'emballage et du conditionnement. Et, si le verrier français BSN Glasspack est passé de CVC Partners chez Owens-Illinois, c'est pour mieux retrouver Kohlberg Kravis Roberts (KKR) qui contrôle le verrier américain.

Au final, l'année 2003 indique que les entreprises de la filière souffrent d'un déficit de rentabilité. Ce n'est pas vraiment une découverte... Le fait est que les hausses des matières premières en 2004 laissent augurer des surprises l'année prochaine ! Après avoir appris à faire plus avec moins, mieux vendre son savoir-faire est une obligation.

Tableaux : voir PDF

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