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Enquête

Labelexpo sous les signes de la concentration et du numérique

Le salon Labelexpo Europe 2001 qui s'est déroulé du 26 au 29 septembre au Parc des expositions de Bruxelles était placé sous le signe de la concentration. Comme l'illustre le rachat de l'allemand Jackstädt par l'américain Avery Dennison. L'essor des technologies numériques a également marqué cette édition qui a vu l'alliance d'Indigo et de Nilpeter.

Depuis le début de l'année, une vague de concentrations industrielles s'est abattue sur le secteur de l'étiquetage. A commencer par Mark Andy, spécialisé dans les presses flexographiques destinées au marché de l'étiquette, repreneur en début d'année de Comco, un fournisseur de solutions de transformation pour le marché de l'emballage souple et de la boîte pliante. Les entreprises et les produits seront maintenus, à l'exception des forces de vente qui ont été intégrées. Plus récemment, les deux sociétés danoises Trine Labelling et Label-Aire ont décidé de fusionner leurs activités européennes au sein de Trine/Label-Aire (lire n° 589). Toutes deux sont membres du groupe d'entreprises Impaxx. Trine Labelling est fournisseur d'étiquettes en rouleaux à grande vitesse, très présent dans l'industrie des boissons, et Label Aire est spécialisé dans les solutions d'applications d'étiquettes adhésives, pré-imprimées ou à la demande.

Par ailleurs, le groupe Barco et Kirkbi, la maison mère de Purup-Eskofot, ont annoncé la finalisation de la fusion de Barco Graphics (49 %) avec Purup-Eskofot (51 %). Le chiffre d'affaires de la nouvelle entité, qui devrait s'appeler BPE, dépasse les 250 millions d'euros. Barco Graphics est le leader mondial de la flexographie en computer-to-plate et spécialisée dans les solutions numériques de prépresse. Purup-Eskofot a des activités similaires. Le siège social de BPE sera basé à Gent en Belgique.

Les fusions ne sont pas terminées

Enfin, le rachat de Jackstädt (lire n° 587) par Avery Dennison, qui reste suspendu à l'accord des autorités des deux pays, n'est pas passé inaperçu. La société familiale dirigée par Werner Jackstädt, qui exportait 80 % de sa production et connaissait une croissance de plus de 10 % par an depuis 1996, dispose de 10 sites de production. Ce rachat permet à Avery Dennison de renforcer ses positions en Europe, notamment en Europe de l'Est. Christian Simcic, vice-président du groupe, a même tenu à se déplacer à Labelexpo pour présenter la nouvelle entité qui pèse aujourd'hui 4,3 milliards de dollars contre 3,9 milliards avant rachat. Résultat de ces manoeuvres : « il ne reste plus que sept grands fournisseurs d'adhésifs », relevait un observateur. « Et les fusions ne sont pas terminées », concluait Christian Cimcic.

Côté produits, Jackstädt a largement mené la danse avec Jac. Dans le domaine de la cosmétique, Jac a présenté Clearline qui complète sa gamme de matériaux autoadhésifs synthétiques pour l'étiquetage qui comprennent tous un papier support en polyéthylène téréphtalate (PET) de 30 microns. Clearline est une étiquette synthétique offrant tous les avantages d'un film. Il est transparent, offre un bon lissé et permet des vitesses de transformation rapides sur machines d'étiquetage automatique. Moins épais que les alternatives à base de papier, Clearline offre un plus grand nombre d'étiquettes par bobines, d'où une meilleure productivité.

Par ailleurs, le nouveau Soft Touch de Jac accroît l'effet tactile des emballages de cosmétique. Cet autoadhésif en polypropylène est un film de 65 microns alliant résistance et toucher doux. Mat d'aspect, il se moule bien avec l'emballage sans reflet. Jac Polypaper, quant à lui, est un adhésif combinant les avantages des films en plastique et des supports en papier. Il est couché pour donner l'apparence du papier et permet l'impression aussi bien avec des encres à l'eau que des encres à base d'UV ou de solvant. Résistant à la déchirure, il est imperméable à l'eau, à la graisse et résiste bien aux variations de température. Un bon support pour les étiquettes utilisées dans le transport de marchandises et les entrepôts... Enfin, l'adhésif D180 a été conçu pour l'étiquetage des surfaces froides et humides. A base de caoutchouc, il donne de bons résultats au-dessus de 5 °C et supporte les niveaux de condensation rencontrés sur les produits préalablement réfrigérés et congelés.

De son côté, Raflatac a lancé Raflex, un frontal combinant les propriétés du polyéthylène et du polypropylène. D'une grande rigidité, le Raflex permet de bien contrôler le repérage. Il est résistant à l'eau, à l'huile et aux produits chimiques et disponible avec un traitement corona. Spécialisé dans les complexes auto- adhésifs papiers et synthétiques, Raflatac a récemment démarré une nouvelle usine à Fletcher (Caroline du Nord) aux Etats-Unis. C'est la onzième usine de l'entreprise dans le monde mais la première outre-Atlantique. La société prend, par ailleurs, un net tournant dans la technologie de fabrication des synthétiques. Elle vient d'investir dans une machine de contrecollage UV par fusion pour augmenter ses capacités de production dans le domaine des hot-melts. Ces complexes UV peuvent en effet être employés pour des usages pour lesquels on ne disposait, jusqu'à présent, que d'adhésifs à base de solvants.

Quant à Yupo Europe, il a présenté le FPP 80, support pour étiquette auto-adhésive offrant des propriétés d'impression et de transformation très intéressantes pour un aspect visuel maximum. Il est résistant aux agents chimiques, à l'abrasion et à la déchirure.

Mais, si les supports synthétiques se taillent la part du lion, ceux en papier n'étaient pas totalement absents. Ainsi, les Papeteries du Pont-de-Claix qui participaient pour la première fois à Labelexpo. Ce fabricant de papiers spéciaux, qui produit 38 000 tonnes de produits en bobine, a présenté pour la première fois sa gamme Iripack de papiers ingraissables et hydrophobes.

ExxonMobil Chemical, de son côté, est entré sur le marché de l'étiquetage dans le moule (IML). Ce marché en croissance à deux chiffres atteint actuellement 5 000 à 6 000 tonnes en Europe. ExxonMobil dispose aujourd'hui d'une étiquette transparente « no label look » et de deux films blancs en feuilles ou en bobines. Une gamme complète devrait suivre. Le fabricant s'est aussi lancé dans la production de films métallisés, un marché en forte croissance dans le domaine de l'étiquette entourante.

Le salon LabelExpo Europe 2001 est certes dédié aux fabricants d'étiquettes. Cela n'empêche pas de fabriquer... des boîtes pliantes. C'est le message qu'a apporté Gerhardt International, pensant avoir trouvé la solution. Jusqu'à présent, la possibilité de couper et de plier des boîtes pliantes sur une presse à laize étroite était possible, mais cher, difficile à réaliser et avec des délais de livraison longs. Avec la machine MultiLine BoxCut, ces inconvénients disparaîtraient, grâce à une simple découpe qui coupe et plie à la fois. La machine offre, en outre, une grande liberté de design des boîtes.

Impression numérique

A Labelexpo Europe, Xeikon a présenté pour la première fois une solution d'impression numérique dédiée au marché de l'étiquette. La Xeikon LabelSprint utilise la technologie d'impression numérique à bobines, assortie d'un système de finition compact de l'étiquette. Elle s'appuie sur une presse numérique Xeikon DCP 320 S, dédiée au monde l'étiquette et qui permet de réaliser une impression en cinq couleurs. Déjà vendue à une cinquantaine d'exemplaires dans le monde, dont le fabricant de biscuit Delacre par exemple, elle est désormais couplée à une ligne de finition compacte et flexible, adaptée au flux de travail numérique. Modulaire, elle s'adapte au couchage UV, à une découpeuse rotative, une refendeuse ou un découpeur. Par ailleurs, Indigo (lire n° 590) a annoncé un accord avec le fournisseur de presses et de matériel de finition danois Nilpeter pour offrir une solution globale via un fournisseur unique. Indigo a aussi présenté l'Omnius Webstream 100, une nouvelle presse numérique. Contrairement aux presses conventionnelles où chaque groupe imprime une couleur, ici chaque groupe imprime toutes les couleurs. La machine peut imprimer jusqu'à 16 m/min en quadri et convient à l'impression d'étiquettes à moyen tirage. Enfin, l'américain Fort Dearborn a dévoilé les détails d'une solution d'impression numérique pour l'emballage, intitulée VirtualGateway, en collaboration avec Indigo. A suivre...

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