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Dossier

La criée du Croisic adopte la 13,56 MHz

Gilles Solard
 

Criée du Croisic. 21 avril 2004. Les habitués se retrouvent très tôt autour des quais de déchargement pour parler de la pêche du jour. Aujourd'hui, pas de chance, les prises sont peu nombreuses. Depuis deux jours, la tempête empêche les sorties en mer. Néanmoins, quelque 200 caisses de bord sortent de trois bateaux et sont acheminées dans la zone de stockage de la criée, au pied de la chaîne de manutention. Un chiffre qui peut atteindre 1 200 caisses par pêche.

A 5 heures du matin, la mise en route de la chaîne de manutention déclenche le signal du compte à rebours. Acheteurs, mareyeurs ou détaillants rejoignent la salle des ventes pour acheter le poisson selon la méthode des enchères montantes/descendantes. Une demi-heure plus tard, la totalité de la pêche est vendue. Une criée ordinaire en somme. A ceci près qu'elle est l'une des seules à être équipée de bacs portant une étiquette électronique. Pourquoi ? « Notre problématique était de trouver comment améliorer la distribution, tracer le produit et réaliser de la gestion de bacs », explique Nicolas Cieniewsky, de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Croisic. La RFID n'est donc pas une problématique en soi. Elle s'inscrit dans le cadre d'une amélioration de la chaîne de manutention et de l'informatique de vente. A terme, l'adjudication pourra ainsi se faire à distance depuis un simple PC ! L'investissement global est d'environ 700 000 euros, mais les équipements propres à la RFID (lecteurs, antennes) ne coûteront que 7 % de l'ensemble.

Puce moulée dans le bac

La gestion des bacs par codes à barres n'était pas possible pour des contenants qui subissent un régime aussi rigoureux que celui de la mer. Restait la solution du bac Allibert où la puce est moulée dans le bac au moment de sa fabrication. D'autant que cette solution a déjà été retenue par une autre criée, celle de La Cotinière (Charente-Maritime). Une référence, puisqu'elle avait été la première en France à être informatisée et que sa problématique était la même. « Auparavant, les bacs appartenaient aux marins. Or, un simple petit pêcheur perdait 100 à 150 bacs par an », indique Nicolas Dubois, responsable développement de cette criée. Les mareyeurs étaient alors obligés de verser le contenu des bacs dans d'autres leur appartenant... En 2002, 140 000 euros sont investis dans la RFID - correspondant à 13 000 bacs, deux points de lecture et douchette attributive. « Aujourd'hui, le mareyeur peut assurer la traçabilité pour la grande distribution », se réjouit Nicolas Dubois. Seul ombre au tableau : les anciens bacs sont perdus. On a bien essayé de riveter des puces sur les bacs. Rien n'y a fait...

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