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La consigne, oui mais sans en abuser

Tiziano Polito

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En Allemagne, depuis le 1er janvier 2003, tous les emballages de bières, boissons rafraîchissantes carbonatées et eaux minérales sont soumis à une consigne obligatoire de 25 ou 50 centimes, selon le format. Et, depuis l'entrée en vigueur de cette réglementation qui condamne de fait les emballages à usage unique, les critiques fusent de toutes parts. Qu'il s'agisse de distributeurs, de conditionneurs ou de fabricants d'emballages, les intéressés se plaignent du nouveau dispositif en stigmatisant les dégâts économiques qu'il engendre. Parmi les secteurs les plus touchés, la boîte-boisson, qui représentait un marché de 7,5 milliards d'unités, enregistre, pour la seule année 2003, une chute de 70 %. Pour Hanno Fiedler, porte-parole des producteurs européens de boîtes-boissons (BCME), le bilan est désastreux : « Les conséquences de la consigne obligatoire vont bien au-delà de notre industrie. Nous estimons que l'ensemble de la filière des boissons a perdu entre 10 000 et 15 000 emplois ».

Ordonnance Töpfer

A l'origine du durcissement réglementaire, le ministre de l'Environnement allemand, Jürgen Trittin, n'a pourtant fait qu'appliquer une loi vieille de treize ans, la fameuse ordonnance Töpfer de 1991, qui impose un taux de reremplissage de 72 % pour les emballages des boissons. Et ce quota, bon an mal an, a toujours été respecté, en grande partie parce qu'il ne contrarie pas les Allemands habitués à acheter leurs boissons en bouteilles réutilisables. Sauf en 2002. Et la sanction est tombée immédiatement.

Si l'on ne peut reprocher au ministre Trittin d'appliquer la loi, quitte à dénoncer le manque de concertation avec les industriels concernés, le véritable problème réside dans la mesure elle-même. Est-il utile du point de vue environnemental d'assujettir au régime de la consigne des emballages réutilisables et des emballages qui ne le sont pas ? En France, où la consigne concerne les réseaux cafés-hôtels-restaurants (CHR), le binôme consigné-réutilisable n'a jamais été mis en cause. Au contraire, il constitue le fondement économique et environnemental du système. Au cours de la même tournée, les entrepositaires-grossistes transportent les bouteilles pleines vers les débitants et récupèrent en même temps les emballages vides qui sont ensuite acheminés vers les conditionneurs. « En désengorgeant les circuits CHR, nous rendons un service à la collectivité », s'exclame Claude Boissin, directeur général de la Fédération nationale des boissons (FNB).

Un service que la FNB aimerait étendre au verre perdu, qui pour l'instant termine son existence dans les poubelles, en fournissant une prestation supplémentaire : le tri par couleur.

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