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Dossier

La conserve s'ouvre doucement à l'innovation

ARNAUD JADOUL

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Les fruits ne sont pas les légumes ! L'évidence saute aux yeux dans les rayons épicerie. Pas de bols ou de barquettes en plastique, ni de sachets souples, excepté pour la restauration hors foyer (RHF), ni davantage de briques en carton. La boîte métallique règne ici en maître quasi absolu. Et, bien que considéré comme plus qualitatif, le verre est réduit à la portion congrue.

Certes, chaque boîte a sa spécificité. Mais la différence tient au revêtement intérieur du métal, appliqué en fonction du degré d'agressivité des fruits, de leur pH par exemple. Alors que l'ananas, la pêche ou la poire requièrent une boîte en acier nue, les bigarreaux et les prunes nécessitent une boîte vernie. Un critère qui s'applique aussi aux couvercles des bocaux en verre. Là où le bât blesse, c'est sur l'ouverture facile. Les couvercles à anneaux, qui, en dehors des étiquettes, constituent l'unique élément perceptible par l'acheteur, n'équipent, en effet, que la moitié environ des boîtes. Conséquence : malgré ses fonctionnalités et ses propriétés barrières, cet emballage souffre, encore plus sur ce segment que sur d'autres, d'un déficit d'image. Il pâtit également de la place de choix faite au plastique dans le pasteurisé frais, que le consommateur confond souvent avec l'appertisé de longue conservation.

Le levier du snacking

 

Pour les fabricants d'emballages métalliques, l'explication tient à la structuration du marché. « Même s'ils sont en croissance continue depuis trois ans, les fruits représentent moins de 14 % des volumes et 10 % du chiffre d'affaires de la conserve », indique Marie-Luce Grimault, de l'Union pour la promotion des industries de la conserve (Uppia). Les fournisseurs d'emballages métalliques sont d'accord. « Près de la moitié de ces volumes est importée de pays lointains et/ou exotiques, ajoute Laurent Cordier, directeur commercial Food d'Impress Metal Packaging. Ces produits frôlent la commodité de surcroît. C'est la raison du poids des boîtes ultra-basiques dans l'offre. » Laetitia Durafour, responsable marketing de Crown Food France, constate aussi l'absence de multinationales dans ce secteur, avec les moyens de promotion et de valorisation correspondants, et le développement d'autres types de desserts, notamment laitiers ou... à base de fruits, comme les compotes !

Une situation irréversible ? Assurément, non. « Le snacking et le repositionnement des gammes sur les portions individuelles, destinées à des consommateurs plus jeunes, contribuent à la relance de l'innovation », se réjouit Laurent Cordier. Qui fonde beaucoup d'espoirs sur son bol à ouverture pelable, adopté par St Mamet. Celui-ci s'inspire des codes des produits laitiers frais et a obtenu l'an dernier le prix du meilleur emballage ainsi que le prix « coup de coeur jeunes » de l'Uppia. Parce que, si la modernisation de l'emballage participe à la croissance du segment, d'autres acteurs suivront forcément.

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