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La barquette micro-ondable accroît l'appétence

PROPOS RECUEILLIS PAR ARNAUD JADOUL PHOTOS : JÉRÔME CONQUY

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Troisième légumier français et numéro un des légumes de complément de gamme, Gillet Contres continue dans la conserve en emballage plastique. Après les poches souples de cuisson sous vide, la petite entreprise familiale du Val-de-Loire lance des barquettes micro-ondables pour la restauration collective (RHF) et la grande distribution (GMS). Un chantier qui n'était pas encore finalisé au jour de l'entretien avec les responsables de l'innovation, Richard et Pierre Pradeau.

Comment sont nées les « conserves minutes » ?

Richard Pradeau : Nous avons lancé en 2001 des conserves en poches souples pour la RHF. Elles nous ont apporté une progression de chiffre d'affaires de 10 % par an. Mais il nous fallait un nouveau relais de croissance. D'où la réflexion que nous avons entamée en octobre 2004.

Pierre Pradeau : En outre, si les poches ont beaucoup d'avantages, elles peuvent être écrasées et ne tiennent pas debout. Il est également difficile d'ensacher des légumes fragiles tels que les poireaux ou les artichauts. Nous avons donc cherché un contenant plus rigide et plus protecteur, tenant debout et empilable. Nous voulions aussi introduire la transparence pour exposer la fraîcheur et la qualité, avoir un impact visuel plus fort. La tendance étant à la praticité, au prêt-à-l'emploi, les barquettes s'imposaient par leur modernité, d'autant qu'elles suppriment tout risque de bris de verre, de rouille ou de cabosse.

À peine un an de développement ! Comment avez-vous pu agir si rapidement ?

RP : Nous sommes une petite entreprise d'une soixantaine de personnes, donc forcément plus réactive. Les circuits de décision sont plus courts, nous testons nous-mêmes les produits avec nos collaborateurs, nos familles, nos amis.

PP : Nous nous sommes aussi fait conseiller par un cabinet d'ingénierie. Dès décembre, nous avions retenu les emballages. Ainsi, lors des salons Sirha à Lyon pour la RHF fin janvier, et MDD Rencontres à Paris début avril, nous avons pu présenter aux acheteurs et services marketing le concept de légumes au naturel stérilisés de complément de gamme, avec six références pour cha-que marché, alors que les produits n'étaient pas disponibles du fait de la saisonnalité des productions.

RP : Dès avril-mai, une centrale « Cash & Carry » nous donnait son accord pour un lancement en octobre avec cinq références sous notre marque. Nous devions être prêts fin mars pour ne pas manquer la campagne de cette année. Cela nous permet d'avoir un peu d'avance sur les autres légumiers.

Mais possédiez-vous le savoir-faire industriel pour relever ce défi ?

PP : Avec les poches, nous maîtrisons la cuisson sous vide et la soudure avec ou sans eau. Le défi industriel portait sur la garantie d'une durée de conservation de 18 mois à température ambiante. Nous l'obtenons en remplaçant l'oxygène par de l'azote, la difficulté consistant à quantifier le taux d'air à extraire en fonction des produits. La gestion de la contrepression lors de la stérilisation pour éviter la déformation des barquettes et l'explosion de l'opercule constituait une autre contrainte. Nous avons trouvé les solutions en interne et avec nos fournisseurs.

Votre outil de production était-il adapté ?

PP : Il nous a évidemment fallu investir dans l'operculage, avec une ligne dédiée et deux outils pour les formats RHF et GMS. Cela représente un engagement total de 200 000 euros environ, qu'il faudra compléter pour la gamme GMS, compte tenu des dernières évolutions. (NDLR : La décision de proposer finalement des légumes préparés venait juste d'être validée au moment de l'entretien.)

En quoi votre produit se distingue-t-il des barquettes de Carrefour ?

PP : Le pack est différent. L'opercule, plus épais et résistant, rend inutile un fourreau de protection. Et la barquette noire valorise davantage le produit, elle accroît l'appétence.

RP : Nous proposons aussi une gamme RHF. Surtout à la suite des réactions des acheteurs de la GMS, réservés sur les prix pour des légumes conventionnels, nous avons décidé de lancer des légumes préparés, prêts à consommer immédiatement après le réchauffage. Les recettes, établies en une semaine avec un grand cuisinier, intègrent d'autres ingrédients, du jus de veau par exemple. Nous apportons un peu de valeur ajoutée, parce que le consommateur veut du prêt-à-l'emploi et un prix. Or les légumes naturels doivent se préparer et les légumes cuisinés sont trop chers. S'il y a un plus emballage, il faut un plus contenu.

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