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L'impression traditionnelle enrichie par le numérique...

GUILLAUME PRUDENT

Solutions « intelligentes », mise en réseau, développement des technologies numériques, montée en qualité : la dernière édition de la Drupa, le grand salon international des industries graphiques qui s'est tenu du 6 au 19 mai, a permis de tracer les grandes tendances à venir. Rendez-vous en 2008 pour faire le point sur les progrès du numérique.

La grande foire de l'imprimerie, qui se déroule tous les quatre ans en Allemagne, a, une nouvelle fois, fermé ses portes sur un bilan positif. Du 7 au 19 mai dernier, cet événement a rassemblé pas moins de 394 000 professionnels, venus du monde entier, dans les dix-sept halls du parc des expositions de Düsseldorf. Au vu des témoignages récoltés, les affaires se sont révélées satisfaisantes puisque les fournisseurs ont dépassé les objectifs de vente fixés à cette occasion. « La Drupa 2004 a apporté le retour de l'optimisme et un nouveau départ dans l'industrie graphique mondiale », résume Albrecht Bolza-Schünemann, président de la Drupa et président du directoire de Koenig & Bauer. Rappelons que le ralentissement économique de ces trois dernières années avait particulièrement affaibli les fournisseurs du monde de l'imprimerie. Durant cette période de vache maigre, les budgets alloués à la recherche avaient été diminués et l'innovation mise en second plan. Alors, forcément, lors de cette édition, il ne fallait pas attendre d'annonces fracassantes ou de technologies de fantaisie. Dès lors, il était davantage question d'améliorations du matériel déjà existant, dont nous ne retracerons, dans cet article, que quelques grandes lignes. En matière de flexographie, la tendance est toujours à l'automatisation croissante des machines et à la centralisation des commandes à partir d'un écran tactile. Avec de petites innovations aux grandes répercussions, les systèmes d'impression enregistrent de nets progrès.

Une des évolutions les plus notables réside dans la technologie d'entraînement direct reprise désormais par la quasi-totalité des constructeurs, même sur les modèles d'entrée de gamme. Le fabricant BHS illustrait bien cette tendance avec sa nouvelle imprimeuse flexographique, la Flexline Intro, qui bénéficie entre autre de l'entraînement individuel des cylindres. Elle se combine en outre à la découpeuse à plat, dénommée Auto Set Pro qui signait son arrivée sur le marché européen. Quant à Windmöller & Hölsher, elle montrait pour la première fois deux nouvelles presses dont la Primaflex CS en huit couleurs capable de produire à une cadence de trois cents mètres par minute ainsi que la Primaflex CM en dix groupes qui atteint six cents mètres par minute. Un peu plus loin, sur le stand de Bielloni, était exposée une rotative, Theorema Gearless en dix couleurs, qui se distingue par son degré élevé d'automatisation.

Impression numérique

 

Enfin, Expert Industries et Uteco proposaient des machines d'impression pour l'emballage souple tandis qu'Edale, ETI Converting Equipment, Focus Label Machinery et Omet dévoilaient des presses modulaires en laize étroite pour les étiquettes. Dans les quatre halls consacrés aux emballages, le stand du suisse Bobst ne passait pas inaperçu, avec pas moins de douze innovations, comprenant des autoplatines, des plieuses colleuses, des machines de dorure, etc. Nous y reviendrons...

Face à ces procédés de fer et d'acier, l'impression numérique incarne pour beaucoup l'avenir de l'imprimerie. Dix ans après son apparition et quelques déboires, la technologie a gagné en maturité, et s'affirme comme un procédé à part entière dans les industries graphiques. Lentement mais sûrement, elle s'octroie des parts de marché sur la flexo et l'offset, continuant ainsi sa marche en avant. Forte de sa technologie de réécriture du cylindre à chaque tour d'impression, les presses numériques sont capables de personnaliser l'imprimé et d'être compétitives pour des travaux en courtes séries. Des capacités largement représentées sur les stands des fabricants Xeikon et HP Indigo, deux pionniers de l'électrophotographie, qui organisaient de nombreuses démonstrations autour d'un matériel qui suscite toujours autant de curiosité. En vedette : de nouvelles générations de machines, à l'image de la presse HP Indigo ws 4000 dédiée aux matériaux souples dont la cadence culmine à seize mètres par minute en quadrichromie.

Flux de données

 

Autour de ce produit phare, le constructeur et ses partenaires exposaient, en avant-première, les dernières possibilités en terme de découpe, de flux de données et de traitement des substrats. Le fournisseur mettait également à la disposition des professionnels un rapport intitulé Pharma Validation qui contient les rapports de test et les procédures de validation de la Hewlett Packard Indigo press ws 4000 auprès de l'industrie pharmaceutique.

Outre l'électrophotographie, l'impression numérique englobe également la technologie jet d'encre, un procédé en plein essor, qui occupait un large espace lors de ce salon. Originalement positionnés sur le secteur de l'affichage, les fabricants de machine jet d'encre élargissent les uns après les autres leurs horizons, notamment vers le carton ondulé. Le dernier développement en date est un prototype de Sun Chemical conçu conjointement avec la société Inca qui utilise des encres UV à la vitesse étonnante de trois mille mètres carrés à l'heure. Sur ce même créneau, la machine numérique Corjet, présentée sur le stand de Scitex Vision imprime elle aussi le carton ondulé à une cadence de cent cinquante mètres carrés à l'heure. Dans un autre registre, les visiteurs pouvaient découvrir la presse jet d'encre The Dot Factory de la société Dotrix destinée à de multiples applications industrielles dont l'emballage.

Basée sur la technologie piézo céramique, elle offre une capacité d'impression de neuf cent sept mètres carrés à l'heure sur des supports allant jusqu'à soixante-trois centimètres de large. En plus de la version bobine-bobine de la presse, Dotrix montrait une version adaptée aux marchés de la PLV et du cartonnage pliant avec l'intégration d'un dérouleur et d'une coupeuse de feuilles. Avec des stands à la hauteur de leurs ambitions, les constructeurs ont mis en vitrine le formidable potentiel d'innovation de cette technologie émergente.

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