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L'Esiec forme des ingénieurs polyvalents et pluridisciplinaires

Henri Saporta

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La quasi-totalité de la dernière promotion a trouvé un emploi avant même la remise des diplômes : de quoi conforter le statut des ingénieurs en emballage et conditionnement formés par l'Esiec à Reims (Marne).

Voilà de quoi rassurer enseignants et élèves sur la valeur de leur école ! Lors de la remise des diplômes le 27 septembre dernier, Eric Scheid, en charge des achats emballage pour l'Europe de l'ouest de Henkel et parrain de la dernière promotion, a souligné que son entreprise avait classé l'Ecole supérieure d'ingénieurs en emballage et conditionnement (Esiec) de Reims (Marne) dans le Top 5 des formations supérieures privilégiées pour le recrutement. Car l'Esiec - seule école d'ingénieurs au sein de l'Université de Champagne-Ardenne (Urca) - affiche une autre singularité qui fait sa force depuis sa création : c'est toujours la seule école en emballage en Europe dont les diplômés sortent avec le titre d'ingénieur. A savoir un Bac + 5 qui est désormais un équivalent Mastère dans le système européen dit Licence Mastère Doctorat (LMD). Et il faut croire que les entreprises - les fabricants d'emballages comme les utilisateurs - apprécient grandement les compétences de ces profils puisque la quasi-totalité de la promotion 2008 avait trouvé un emploi avant même la remise des diplômes. En outre, environ un tiers des diplômés commence sa carrière à l'étranger. Lors de la remise des EcoTop (lire 902) d'Eco-Emballages en octobre dernier, il est même apparu que les trois ingénieurs primés étaient déjà en poste dont deux dans l'entreprise dans laquelle ils avaient mené leur projet d'écoconception. Des entreprises qui s'avèrent de taille moyenne, voire petite, alors que les ingénieurs sont souvent perçus comme étant réservés aux grandes entreprises. Or un jeune diplômé de l'Esiec, qui commence en moyenne à 35 000 euros par an selon l'Association des maîtres en packaging (Ampac) - le réseau des anciens -, peut générer très rapidement des économies importantes en traitant des problèmes complexes relatifs aux fonctionnalités des emballages primaires comme à la résistance à la compression verticale (RCV) des caisses en carton. Sachant que l'essentiel des recrutements se fait à Bac + 2, plusieurs voies mènent à l'Esiec dont chaque promotion compte environ 50 élèves. De fortes compétences en mathématiques et en physiques sont les bienvenues. Pour ne pas dire essentielles même si l'Ecole prévoit une période de mise à niveau... Le concours Archimède d'admission aux écoles d'ingénieurs des universités fournit environ 20 % des effectifs. GCE Délivrés par les Instituts universitaires de technologie (IUT), les divers Diplômes universitaires de technologie (DUT) alimentent ensuite le vivier avec des profils très variés. La source la plus naturelle est Génie du conditionnement et de l'emballage (GCE) délivrés par les cinq IUT de Castres (Tarn), Avignon (Vaucluse), Evreux (Seine-Maritime), Chambéry (Savoie) et Reims. L'Esiec et ces différents IUT ont d'ailleurs fait en sorte d'harmoniser leurs critères pour que la transition soit fluide. Viennent ensuite Sciences et génie des matériaux (SGM), Génie mécanique et productique (GMP) ou encore Mesures physiques (MP) et Génie biologique (GB). Il faut rajouter que l'Esiec forme régulièrement des étudiants venus de l'étranger. Et parfois de très loin : la nouvelle promo compte ainsi deux Chinoises.

De son côté, l'Esiec a nettement infléchi son cursus - à l'origine très scientifique - pour former des ingénieurs très polyvalents aux compétences transversales allant de la maîtrise de l'écoconception à la connaissance des solutions de mécanisation en passant par le design, la microbiologie, les matériaux, les techniques d'impression ou encore la logistique. C'est pourquoi les élèves sont désormais regroupés en petites équipes de gestion de projet comme ils le seront dans leur vie professionelle. Quant aux stages en entreprise, organisés dès la première année, ils permettent de confronter très rapidement les étudiants aux réalités du monde du travail. Et les participations aux concours comme celui de la boîte-boisson ou les EcoTop sont désormais pleinement intégrées dans le cursus pédagogique.

Reste la phase de transition que traverse l'Ecole actuellement (lire 897). Avec le départ à la retraite du Gilbert Bureau, directeur qui fait partie de l'équipe à l'origine de la création de l'Esiec en 1981, c'est une page de l'histoire qui s'est tournée. Puis une succession de coïncidences, comme des départs à la retraite de professeurs et un renouvellement important du conseil d'administration de l'Ecole, a ensuite entraîné un retard dans l'élection puis la nomination d'un nouveau directeur. Administrateur provisoire au sens administratif du terme, Damien Erre, qui était directeur adjoint, fait donc fonction de directeur pour le moment. Mais pas de doute ! « Les fondamentaux de l'Esiec sont solides ».

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