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Dossier

L'emballage converti au développement durable

Tiziano Polito

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Longtemps montrée du doigt en matière de développement durable, l'industrie de l'emballage développe aujourd'hui une véritable politique environnementale en favorisant les économies de consommables, la biodégradabilité et le recyclage des matériaux.

Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. L'industrie de l'emballage ferait-elle du développement durable sans le faire assez savoir ? Au vu de la violence des attaques auxquelles la profession a été soumise ces derniers mois, cela en a tout l'air. Entre la campagne d'affichage du Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) qui s'en prend aux bouteilles d'eau minérale, le marché vrac d'Auchan plus écologique « car il propose des produits sans emballages superflus », et les piques régulières adressées à l'encontre des sacs de caisse en plastique, l'emballage semble parfois être l'ennemi public numéro un de l'environnement. Et par la même occasion du développement durable qui tend, économiquement, socialement et justement environnementalement, à répondre aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs, notamment en évitant le gaspillage des matières premières et en limitant les pollutions. « Nous n'avons rien à nous reprocher. Nos emballages en carton ondulé sont fabriqués à partir de fibres recyclées, sont effectivement recyclés en fin de vie à hauteur de 75 % ou valorisés par voie énergétique. En outre, nous avons un rôle actif dans la régénération de la forêt, car nous pourvoyons à son nettoyage avec des coupes sélectives en contribuant, parallèlement, à la réduction des émissions de dioxyde de carbone », s'étonne Marc Bortaud, directeur des ventes et du marketing chez Smurfit Socar. Au vu de leurs efforts en matière de réduction à la source ou de recyclage, les fabricants d'emballages en plastique ou en métal ont aussi du mal à avaler la pilule. L'entrée en vigueur, il y a une dizaine d'années, de la directive 94/62 sur les emballages et déchets d'emballages a fourni un cadre réglementaire strict pour régler le problème de l'élimination des déchets. En amont, elle fixe le principe de prévention. En aval, elle désigne le recyclage, la réutilisation et l'incinération propre avec récupération d'énergie comme les voies de valorisation possibles. Des objectifs quantitatifs ont été établis. Et des normes ont été publiées afin de concevoir des emballages plus en phase avec l'environnement. La réduction à la source, l'un des fondements de cette réglementation, participe à la démarche de développement durable dans la mesure où elle vise à diminuer, à parité d'usage, les quantités de matériaux employés dans la fabrication d'un emballage. Les entreprises utilisatrices y trouvent d'ailleurs leur compte. Si, comme le déclarent beaucoup d'entre elles, « il ne peut y avoir de politique de développement durable sans considérer les ressorts économiques », elles sont parvenues, grâce à leurs fournisseurs, à alléger la facture du poste emballage tout en menant une politique proenvironnementale. Résultat : le poids de déchets d'emballages a baissé de 1,7 % entre 2000 et 2003 alors que le nombre d'emballages a augmenté de 2,6 % à 90,7 milliards d'unités. Dans le même ordre d'idée, les équipementiers ont oeuvré pour réduire les consommations en eau et en énergie de leurs matériels, et pour limiter l'impact de leurs rejets sur l'environnement. Et le plus souvent sans diminuer leurs prestations. C'est le cas de Sidel (Tetra Laval) qui a réussi, avec sa dernière génération de souffleuses de bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET), à réduire la consommation d'électricité de ses clients de 15 % tout en augmentant les cadences de production de 20 %. Les aspects sociaux ne sont pas oubliés, avec une plus grande importance accordée à l'ergonomie du poste de travail. Automatisation de taches pénibles et répétitives, allégement des outillages et généralisation des sécurités constituent autant d'exemples allant dans le sens d'une plus grande prise en compte des attentes du personnel. Les fabricants de matériel connexe ne sont pas en reste. Dans le marquage, la solution pour réduire les consommables, encres ou étiquettes est d'optimiser le matériel ou de proposer des techniques alternatives comme le laser. Plus en amont, chez les fournisseurs d'encres d'impression, après l'élimination des métaux lourds, l'objectif consiste à remplacer, autant que possible, les substances chimiques par des produits à base aqueuse ou d'origine végétale. Bref, tous les acteurs de la filière semblent sensibilisés. Toujours est-il que la plupart des ces actions demeurent inconnues du grand public. Et l'emballage, même s'il est aujourd'hui conçu, fabriqué et valorisé dans un cadre plus respectueux de l'environnement, est régulièrement au centre des critiques. Un problème de communication ou tout simplement d'information, notent certains. Ou peut-être est-il nécessaire de faire plus ? Une récente étude réalisée par le cabinet MV2 pour le compte d'Exposium démontre que l'environnement demeure toujours en tête des préoccupations des consommateurs. Biodégradabilité, recyclabilité des matériaux, ou encore diminution et réduction de taille comptent parmi les améliorations souhaitées, bien plus que des fonctions de base comme la praticité ou la conservation. Paradoxalement, l'emploi d'écorecharges est indiqué comme une voie d'optimisation possible alors que ce type de conditionnement, qui est effectivement synonyme de réduction à la source, est de moins en moins demandé sur le marché. Un récent rapport du Conseil national de l'emballage (CNE) montre par exemple que la part des écorecharges, exprimées en doses de lavage, baisse régulièrement dans les achats des Français et ce alors qu'elles permettent une réduction des déchets d'emballages. Cherchez l'erreur.

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