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L'automobile se convertit aux bacs en plastique

Gilles Solard

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Apparu dans l'industrie automobile, le bac en plastique gagne d'autres secteurs. L'organisation des postes de travail sur les chaînes de montage favorisent aujourd'hui ce mode de conditionnement. Qui implique aussi des contraintes spécifiques.

Dans l'industrie automobile, la sortie de chaque nouveau modèle de véhicule entraîne une augmentation progressive de l'utilisation des bacs en plastique. Prenons le cas de PSA : la fabrication d'une voiture nécessitait quatre ou cinq grands bacs au moment de leur introduction il y a une dizaine d'années. Mais, avec la multiplication des options, le nombre des contenants augmente sans cesse, tandis que leur taille diminue. Aujourd'hui, le nombre de bacs nécessaires au montage d'un véhicule varie de 12 à 22. Et ce n'est pas fini : chez Peugeot à Poissy, le dernier modèle monté sur la chaîne nécessitait 7 000 bacs par jour. Or, le bureau des méthodes en prévoit 20 000 pour 2006. Une multiplication par trois en deux ans !

Introduits au milieu des années 1990, les bacs en plastique répondaient chez les constructeurs d'automobiles au besoin de réduire, voire de supprimer les déchets sur les lignes de montage. Choisis au départ par les constructeurs comme étant la solution idéale, les bacs se sont notamment imposés là où le souci de propreté prévalait. Chez le fabricant de systèmes de direction Koyo (ex-PSA) à Dijon, l'arrivée du bac coïncide avec le lancement de la 406. « La chambre hydraulique de commande du vérin demandait une propreté particulière », se souvient Jean-Pierre Sinssaine, responsable logistique. Et l'arrivée du japonais dans le capital de l'entreprise en 2000 n'a pas remis en cause cette politique, bien au contraire. Aujourd'hui, le bac en plastique représente 90 à 95 % des flux entrants dans l'entreprise. Les fournisseurs de Koyo, comme Vuarchex ou Le Joint français, se sont ainsi vu petit à petit imposer ce mode de conditionnement, en même temps qu'une baisse des prix de 5 % pour cause de suppression de l'achat des emballages en carton... Actuellement, les bacs en plastique représentent 30 % des flux sortants du Joint français et la moitié de ceux du fabricant de climatiseurs Vuarchex. « Cette proportion va augmenter. Nous n'avons pas vraiment le choix », expliquent les deux fournisseurs.

Mieux organiser les lignes de production

Cette solution du bac en plastique retenue par les constructeurs d'automobiles commence d'ailleurs à se diffuser dans d'autres industries. Le fabricant de groupes frigorifiques pour véhicules routiers Carrier Transicold Industrie, basé à Boos près de Rouen, vient ainsi d'imposer le bac en plastique à treize de ses fournisseurs sur un millier de références, soit un sixième des pièces réceptionnées au total. Une décision qui s'explique en premier lieu par la volonté de réduire les 500 tonnes de déchets de bois que l'entreprise manipule par an. Mais qui s'inscrit aussi dans le cadre du projet européen « lean manufacturing » visant à mieux organiser les lignes de production. « L'objectif consiste à disposer à tout moment de deux heures de stock dans cinq à six bacs en bord de chaîne », explique Patrick Adam au département logistique de l'entreprise qui fabrique 40 000 groupes frigorifiques par an. Plus qu'une simple politique de déchets, c'est un modèle d'organisation du travail qui semble favoriser la diffusion du bac en plastique. Mais personne n'est en mesure de chiffrer véritablement l'apport de ce type de conditionnement qui ne supprimera d'ailleurs jamais totalement les autres contenants. « Ce serait déraisonnable de voir 100 % des flux en bacs. Ce système est inapplicable pour la visserie, et le transfert à l'aéronautique où à la mécanique pose de nouvelles contraintes », reconnaît-on chez Gefbox.

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