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Interdire les fuites, faciliter la vidange

CYRIENNE CLERC

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L'esthétique n'est guère de mise dans le conditionnement des produits chimiques. La règle première reste la réglementation, et les producteurs d'emballages n'ont guère de latitude pour innover. En revanche, quelque petites transformations peuvent faciliter la vie des clients. De nombreux fabricants ont ainsi cherché à favoriser la vidange totale. « Parmi les changements mis en oeuvre figurent le rapprochement de la bonde des parois pour éviter les zones de rétention, l'implantation d'un robinet au point le plus bas pour les GRV et un changement sur le profil du couvercle pour qu'une vidange se fasse de la manière la plus totale possible », explique Francis Claria, directeur commercial de Sotralentz. Le dernier-né de la société est un GRV muni de deux bondes, toutes deux favorisant la vidange.

Faciliter la vidange

De son côté, le distributeur Arnaud a décidé, avec son fournisseur Bayer, d'utiliser pour l'hydrate d'hydrazine, un produit dangereux et susceptible d'être cancérigène, un système fourni par Greif, à savoir « une vanne spéciale sur laquelle le client branche un système de vidange par pompage », explique Christophe Laubignat, responsable des ventes chez Arnaud. Autre produit à risque : l'acide fluorhydrique, un produit très toxique et corrosif. « Nous avons décidé d'adopter un principe de box-palette avec un contenant en PEhd rotomoulé où sont installées les bonbonnes de 20 litres. Un système plus résistant et qui permet d'obtenir une rétention en cas de petite fuite », souligne Philippe Müller, directeur financier de Brenntag.

Peu pratiqué, le partenariat entre chimiste et fabricants d'emballages permet d'améliorer la sécurité. Ainsi Atofina a-t-il mis au point avec plusieurs fabricants, dont Greif, Mauser et Mamor, un fût en polyéthylène plus résistant. « Nous avons obtenu un fût qui s'approche au niveau sécurité du fût en métal, y compris sur des critères de performance qui ne figurent pas dans la réglementation, notamment au niveau de la chute, du gerbage et de la dépression », souligne Harald Blaise, responsable des emballages chez Atofina. D'autre part, Atofina conserve, pour les produits les plus dangereux comme les inflammables, les GRV en acier assurant plusieurs rotations. Pour le plastique, en revanche, il privilégie les GRV composites en PE cerclés de métal. « Ils sont nettement plus abordables que les GRV réutilisables sous coque PE, dont l'aspect extérieur vieillit mal », explique Harald Blaise. Qui tempère : « Nous avons eu des rapports d'accidents sur les GRV composites, notamment en cas de chute. Les clous risquent de percer la poche en PE ». Atofina a donc sélectionné des producteurs d'emballages et mis au point des GRV dont la poche en PE est plus lourde et plus robuste et dont l'armature est différente de celle des GRV composites standards. Un bel exemple de partenariat !

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