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François Frères soigne ses essences pour élever les meilleurs vins

NICOLE GEVAERT

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Spécialiste des emballages pour l'élevage des vins haut de gamme et deuxième acteur mondial de la tonnellerie, le Groupe François Frères affiche modestement la meilleure rentabilité à l'échelle internationale grâce à sa diversification : cinq segments de marché. Et ses relais de croissance qui couvrent les deux hémisphères.

Romanée Conti, Pétrus mais aussi Saint-Émilion Château Belair ou Château Ausone, fidèles clients depuis plus de 100 ans... Ces grands crus élèvent leurs vins dans les fûts et barriques du Groupe François Frères. Spécialiste de la tonnellerie, l'entreprise familiale se partage le marché mondial avec Oeneo, loin devant trois ou quatre autres acteurs français qui comptent parmi la centaine de tonneliers du secteur. Sachant que, seuls, les cinq premiers se répartissent 80% de la clientèle internationale. Comment cette PME de Saint-Romain en Bourgogne s'est-elle octroyée quelque 20% de part de marché et comment a-t-elle réussi à s'imposer et à s'installer aux quatre coins du monde : de la Californie à la Hongrie, de l'Afrique du Sud à l'Australie ou encore de l'Espagne à la Nouvelle Zélande ? Et comment, en renforçant constamment ses positions internationales, peut-elle maintenir une rentabilité à faire pâlir tous ses concurrents : + de 16% ! Réponse de Jérôme François, président du directoire et quatrième de la génération : « On a la chance d'être sur cette niche depuis longtemps et d'être toujours présent au bon endroit au bon moment ! » Modeste ! Encore faut-t'il expliquer cette bonne tenue face à une activité orientée à l'export à plus de 70% qui, outre accidents climatiques et économiques locaux, subit les fluctuations du dollar : la PME réalise 40% de son activité aux Etats-Unis sans compter les autres zones dollar. Et si, pour l'exercice à fin avril 2007, on peut espérer un taux de croissance à deux chiffres, le groupe retrouvera seulement les niveaux atteints fin 2000. « Oui, mais nous sommes très diversifiés sur l'ensemble de nos marchés. On répartit les risques en amont et en aval d'autant qu'on réalise plus d'un métier ». Amélioration qualitative Et d'ajouter : « Dans le conditionnement, on demande aux emballages de rester neutre, c'est le mérite qu'on leur reconnaît. Nous, nous contribuons à l'amélioration qualitative du produit que l'on met dans le nôtre. » D'où le soin apporté à la matière première qui représente 50 à 60% des prix de revient du groupe. C'est donc cinq métiers qui illustrent la capacité d'anticipation de la PME avec au premier maillon de la chaîne la merranderie : transformation et fabrication de la matière première. François Frères achète ses chênes aux enchères et les exploite sur ses six installations internationales. Et le rachat de So.Gi.Bois en 2000 a permis à la PME d'atteindre 70% d'auto approvisionnement. Si l'on ajoute la tonnellerie, pure tradition familiale pour le séchage, l'assemblage et la mise en forme, ainsi que la distribution pour la gestion de ses propres réseaux, c'est 95% du chiffre d'affaires que l'entreprise réalise au travers de ces trois domaines d'activité. On l'aura compris, François Frères exporte la tradition haut de gamme. Ce segment exclusif, qui représente à peine 3% du marché du vin, l'a amené à développer la foudrerie : la fabrication de cuves et gros tonneaux en chêne destinés aux grands domaines viticoles français et italiens. Reste les solutions - controversées -de boisage, ce sont des techniques qui consistent non plus à mettre le vin dans le bois, mais le bois dans le vin, ce qui permet le recyclage de la matière non utilisée. Diversification, relais de croissance... la dernière opération : le renforcement en Australie avec la reprise totale du premier tonnelier local, AP John du groupe Foster dont François Frères possédait déjà 49% des parts. Autant de positions fortes qui nécessitent de lourds investissements tant dans le domaine de la recherche que dans la croissance externe. « Cette année, nous aurons investi quelque 13 millions d'euros, hors matière première ». En effet, la PME dispose d'un matelas de 90 millions d'euros de stock de bois pour les trois années à venir : une rotation normale pour cet adepte du séchage naturel. Des mises de fonds autofinancés puisque l'endettement sur fonds propres ne dépasse pas les 5 à 6%. No comment !

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