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Films et housses de palettisation

ANNE FRITSCH
Toujours plus fin et plus performant, le film est un acteur stratégique dans le transport des marchandises. Housses, films étirables ou rétractables, tous possèdent leurs variantes techniques adaptées à des produits ou des conditions de stockage particuliers.

C'est le rempart supplémentaire qui garantit la cohésion du lot ou de la palette, et protège des vicissitudes du transport et du stockage. Les films étirables ou rétractables ainsi que les housses sont parmi les rares emballages présents dans toutes les industries. Qu'il s'agisse de constituer des lots de produits conditionnés par fardelage, de protéger un meuble ou de maintenir la charge palettisée, les films ont prouvé leur efficacité. Pour leur facilité de mise en oeuvre, leur coût réduit et la protection étanche qu'ils assurent, ils sont désormais très largement préférés au cerclage pour la palettisation, leur premier secteur d'application. Le film étirable, qui constitue la touche finale de l'emballage, représente un volume d'environ 100 000 tonnes en France et 800 000 tonnes en Europe, loin devant le film rétractable. Alors que le premier se pose manuellement ou avec un robot de banderolage, le film rétractable a une mise en oeuvre plus lourde. Il est posé sous forme de film ou de housse - Pack France livre ses housses rétractables en rouleau prédécoupé ou à plat - et nécessite un tunnel de rétraction. Cependant, le marché du film thermorétractable va peut-être bénéficier de la tendance à emballer les automobiles pendant leur transport et leur stockage. Certains constructeurs trouvent en effet intéressant d'éviter, par ce biais, les rayures.

Réduction des matériaux

Côté matériaux, les films étirables sont en polyéthylène (PE), les films thermorétractables en polyéthylène ou multicouches de polyoléfines. On trouve cependant encore quelques films en polychlorure de vinyle (PVC) lorsque les produits craignent des températures de rétraction élevées.

La réduction de poids et d'épaisseur vers laquelle convergent tous les efforts depuis trente ans est bien tangible : dans les années 70 où l'on commençait à utiliser les films étirables, leur épaisseur variait entre 40 et 50 microns. On protège aujourd'hui la plupart des palettes avec des films de 12 à 15 microns, voire 7 à 8 microns dans le cas des films pré-étirés. Encore marginaux, ces films voient leur marché se développer nettement, notamment auprès des logisticiens, gros consommateurs de film étirable et, à ce titre, à l'affût des possibilités d'économie. Pré-étirés en usine par extrusion tubulaire à une épaisseur de 8 microns, ces films en polyéthylène de très basse densité s'utilisent sur les machines de banderolage sans système de pré-étirage et peuvent encore subir un allongement de l'ordre de 90 %. Ils assurent une protection pratiquement équivalente pour un même nombre de tours, donc environ deux fois moins de matière consommée. En revanche, leur prix au kilo est pratiquement le double de celui des films classiques. Au final, l'économie pour l'utilisateur atteint rarement 15 %. L'allemand Heikaus, qui fabrique le film pré-étiré Perfeco distribué par Cenpac, livre en outre des bobines sans mandrin. Le dérouleur en plastique vendu à part est réutilisable, ce qui évite la gestion des mandrins en carton jetables, tout en allégeant le rouleau.

Applications particulières

Si l'essentiel du marché est constitué de films standards, certains secteurs d'application ont des exigences particulières au vu des produits emballés ou des conditions de stockage. Raja se fait une spécialité des films à bulles pour les marchandises fragiles. Pour filmer des fruits et légumes, on utilisera du film étirable en PVC, qui permet l'échange gazeux et limite la condensation, ou du film étirable perforé. Des films rétractables microperforés sont également disponibles. Les films rétractables de présentation MRX de Cryovac sont de qualité alimentaire et antibuée. Le secteur de la hi-fi apprécie, quant à lui, les films opaques, qui dissimulent la nature de la marchandise. Noirs, bleus ou blancs, les films étirables de couleur sont de 30 à 50 % plus coûteux mais servent parfois de code couleur pour identifier les palettes rapidement et sans risque d'erreur. Les industriels amenés à stocker des palettes bord à bord, risquant ainsi la déchirure par contact, choisiront un film à face glissante pour minimiser les frottements.

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