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Faire tester ses emballages en métal par le Lerem

CYRIENNE CLERC

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Le Laboratoire d'études et de recherche des emballages métalliques a pris possession de ses nouveaux locaux. L'occasion de rappeler les prestations d'un organisme unique dans la filière de l'emballage et du conditionnement.

Parc industriel des Marches de l'Oise à Montataire (Oise). Installé depuis un an dans des locaux plus spacieux, le Laboratoire d'études et de recherche des emballages métalliques (Lerem) prend un nouveau départ. Seul laboratoire français spécialisé dans les emballages métalliques, il connaît depuis deux ans une croissance de son activité de l'ordre de 10 % et la clientèle étrangère représente 30 % de son chiffre d'affaires. « Les groupes sont de plus en plus internationaux et leurs laboratoires internes ont souvent été regroupés à l'étranger. Les sites français font donc appel à nous pour réaliser leurs essais lorsqu'ils ont besoin de répondre rapidement à leurs clients », explique Christian Walbrou, directeur du Lerem. Il faut dire que le laboratoire dispose d'atouts réels : son expérience unique, sa réactivité et sa petite taille. Il tire la moitié de ses revenus de la rémunération des tests et essais qu'il réalise, soit environ 100 000 euros par an. L'autre moitié provient des cotisations payées par ses adhérents. Pourtant, actuellement « nous avons plus de clients conditionneurs que de fabricants d'emballages, remarque Christian Walbrou. Dans le secteur des emballages pour matières dangereuses, peu de nouveaux emballages métalliques sont créés, et l'homologation des emballages métalliques ne représente aujourd'hui que 30 % de notre activité. Les premiers certificats que nous avons fournis datent de 1985. Il a fallu alors homologuer l'ensemble de ces emballages. Mais désormais, il s'agit essentiellement de renouvellements d'homologations ».

Expertises

Les litiges entre conditionneurs et producteurs d'aérosols représentent quelque 10 % du chiffre d'affaires. Au Lerem de trouver la faille : modification de la formule, défaut sur un lot d'aérosols, erreur de « dudgeonnage » - la fermeture de l'aérosol - ou fuite au niveau du sertissage pour les aérosols en fer-blanc composés d'un corps et de deux fonds. D'où une activité croissante, sans doute en partie due à l'image ambivalente de la « bombe » aérosol auprès des consommateurs. L'interdiction des chlorofluorocarbones (CFC) comme gaz propulseurs a aussi fait quelque tort à la profession. « Mais, désormais, le marché s'est stabilisé, car le passage de l'aérosol au flacon-pompe a déjà été effectué lorsque cela s'avérait possible », indique Christian Walbrou.

En revanche, les tests sur aérosols, représentent le gros de l'activité. Lors de la sortie d'un nouveau produit ou d'un changement du vernis intérieur, les conditionneurs préfèrent tester la compatibilité entre le contenant et le contenu, même si cette démarche n'est pas obligatoire. Il en va de la réputation de la marque. Le Lerem réalise aussi des essais de pression et d'inflammabilité.

Comme l'un des pires ennemis des aérosols reste la corrosion due à l'incompatibilité entre le produit et le flacon nu ou verni, le Lerem en vérifie la résistance selon deux procédés. « Les conditionneurs ont le choix entre l'entreposage pendant plusieurs mois à 50 °C ou des tests électrochimiques qui demandent au maximum un mois », souligne Christian Walbrou. Mais ils veulent, la plupart du temps, commercialiser au plus vite leurs produits. Le Lerem pratique ainsi un grand nombre d'essais, pour la plupart des tests comparatifs comme le benzoate de sodium ou le nitrite de sodium.

Epreuves de conformité

Du fait de la spécificité des aérosols, certains tests sont obligatoires. Par exemple que l'aérosol rempli résiste à la pression interne, une fois plongé dans un bain d'eau à 50 °C. Autre obligation : le boîtier vide doit résister à une pression supérieure de 50 % à la pression de référence - celle de l'aérosol à 50 °C - sans se déformer ou fuir, et à une pression supérieure de 80 % sans éclater. Reste à déterminer si le produit est inflammable. La législation française et européenne (directive 94/1) a accrû les obligations en matière d'étiquetage. Plus question donc d'oublier le logo représentant une flamme sauf si le test de distance d'ignition révèle que le produit est ininflammable.

Les emballages destinés au transport de matières dangereuses, notamment les fûts métalliques, doivent être homologués et le certificat renouvelé tous les cinq ans. Certifié Iso 9001 (version 2000), le Lerem fait partie des trois laboratoires hexagonaux agréés « pour la réalisation d'épreuves pour l'homologation des emballages destinés au transport de marchandises dangereuses », avec le Laboratoire national d'essais (LNE) et le Bureau des vérifications techniques (BVT).

Pour les tests de chute, la hauteur dépend de la densité du produit et du groupe d'emballages selon la dangerosité du produit. L'épreuve d'étanchéité consiste à passer l'emballage fermé et soumis à une pression d'air comprimé dans un bain d'eau et de détecter l'apparition éventuelle de bulles. L'épreuve de pression hydraulique vise à vérifier que l'emballage ne fuit pas à une pression donnée, tout comme l'épreuve de gerbage qui consiste à empiler les fûts sur une hauteur de trois mètres et à vérifier leur tenue au bout de 24 heures.

Une fois cette batterie de tests réalisée, le fabricant d'emballages repart avec le précieux certificat et se prépare au futur passage du Lerem qui assure le suivi et effectue aussi des contrôles sur le site.

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