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En production

Gilles Solard

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Réservé au départ aux applications haut de gamme ou à grande vitesse, le marquage laser commence à se généraliser dans l'industrie. Pas assez compétitif il y a deux ans encore, il a vu en effet son prix moyen divisé par deux depuis lors. Des minéraliers comme Contrex ou Quezac ont été les premiers à s'intéresser à cette technologie qu'aujourd'hui de petits vignerons ou des producteurs de fruits et légumes adoptent. Plus cher à l'achat - autour de 20 000 euros par équipement - par rapport au jet d'encre, il s'avère cependant plus économique sur le long terme parce qu'il ne nécessite ni consommables ni maintenance lourde. Et permet un marquage absolument indélébile. Or, dans l'eau minérale, l'étape de la carbonatation où se produit un phénomène de condensation, et les frottements des bouteilles pendant le transport peuvent provoquer l'effacement de l'encre. Cette technologie constitue donc une réelle avancée.

Le laser rend aussi d'autres services, en permettant par exemple à certains industriels de s'attaquer à de nouveaux marchés. Pour Pfizer, laboratoire qui fabrique des gélules, des comprimés et des produits injectables sur le site d'Amboise (Indre-et-Loire), le choix du laser s'est imposé lorsque l'entreprise s'est tournée vers le continent nord-américain. Un marché qui recommande fortement l'emploi d'un système de vision pour contrôler le marquage du numéro de lot, de la date de péremption et de fabrication et éventuellement le prix du médicament. « Nous avions des difficultés avec le jet d'encre dont le marquage variait en fonction du temps. Le laser, lui, marque toujours de la même manière », reconnaît Samuel Klein, responsable technique chez Pfizer.

Le premier système laser a été employé en 2000 sur une étiqueteuse. Une première acquisition qui a permis de se familiariser avec cette technologie avant d'envisager son déploiement pour le marquage des étuis. Le choix s'est porté sur un laser de 50 watts pour un marquage sur trois lignes d'une quinzaine de caractères à la cadence de 350 étuis par minute. Aujourd'hui, il est déployé sur trois lignes de production et sera étendu sur les dix lignes de conditionnement du site. Le laboratoire pharmaceutique estime que le retour sur investissement d'un matériel est de 8 ans.

Reflexion poussée

Le laser est donc, en général, de plus en plus utilisé pour des raisons de qualité. C'est la réflexion engagée par Biscuiterie La Trinitaine située à Saint-Philibert (Morbihan), qui souhaitait améliorer le marquage de ses cartons. L'entreprise a, en effet, profité de l'opportunité de disposer de caisses en carton blanc pour y imprimer un code à barres ITF 14 avec la dénomination du produit et la date limite d'utilisation optimale (DLUO). Le choix du laser repose cependant sur une réflexion poussée. Biscuiterie La Trinitaine ne peut plus revenir aux caisses en carton écru, moins chères, sans changer de technique de marquage.

Chez Haagen Dazs, qui dispose au total de huit machines de marquage, cette technologie est utilisée depuis deux ans sur des supports en carton, étuis ou pots. Sa généralisation est certes envisagée car le jet d'encre pose un problème de fiabilité dans un environnement agressif de fabrication de produits frais. Mais le changement de technologie nécessite une modification du packaging. « Nous avons réalisé des essais sur du carton brut. Ça ne marche qu'à faible vitesse », explique Franck Bernard, directeur technique de l'entreprise.

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