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Emin Leydier, de Laveyron à Nogent-sur-Seine

Henri Saporta

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Une plongée dans l'industrie du vingtième siècle vue par la lorgnette du papier et du carton, c'est ce que propose le passionnant ouvrage de Patricia Kapferer et Tristan Gaston-Breton. Edité chez KGB et Co dans la collection Les champions de l'économie, il est intitulé « Emin Leydier, la passion partagée ». Sincère, très bien écrit et abondamment illustré, ce beau livre raconte comment les familles Emin et Leydier unissent leurs forces en 1975 : c'est la naissance du groupe Emin Leydier qui, avec 380 personnes et quatre usines, devient alors l'un des principaux cartonniers européens - ce qu'il est toujours aujourd'hui. Tout commence, en réalité, en 1913 quand les frères Henri et Michel Leydier achètent une usine de papier au lieu-dit La Ferrandinière à Laveyron (Drôme). Le vendeur n'est autre qu'Achille de Montgolfier, le petit-neveu d'Etienne de Montgolfier qui a donné son nom à la montgolfière. Dès les années vingt, le site produit déjà du papier pour emballage... Du côté de la famille Emin, l'histoire débute en 1922. Plutôt que de partir à la retraite, le professeur de mathématiques Pierre Emin préfère ouvrir un commerce d'emballages industriels à Oyonnax (Ain). L'idée est ingénieuse : comme la ville connaît un essor fulgurant grâce au développement de la transformation du plastique, on a besoin de caisses (en bois), de ficelles et autres emballages en papier pour expédier la production en France et ailleurs. Dès 1930, le fils Léon Emin, jeune ingénieur issu de l'Ecole centrale de Lyon et de l'Ecole supérieure d'électricité, propose des caisses américaines en carton ondulé. De la distribution à la fabrication, il y a un grand pas, que les Emin franchissent en 1954 avec l'acquisition de leur première onduleuse. L'histoire peut commencer... Une histoire faite de paris audacieux et de rebondissements spectaculaires.

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