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Echanges nourris et fructueux lors des Journées de l'emballage

Henri Saporta

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Organisées par Adhésion Group à Reims (Marne) les 21 et 22 juin dernier, les Journées de l'emballage, pilotées par Packaging Valley, ont permis de faire le point sur les principaux enjeux de la filière de l'emballage et du conditionnement. Voici un zoom sur la Session 9 consacrée aux interactions contenant/contenu.

F aut-il traduire la brochure 1227 en mandarin ? Pertinente, la question émane d'un congressiste assistant à la Session 9 « Interactions contenant/contenu : quelles contraintes et quelles perspectives » lors des Journées de l'emballage organisées par Adhésion Group les 21 et 22 juin dernier à Reims (Marne). Une question qui traduit parfaitement le constat inquiétant qui est ressorti des échanges nourris : l'Union européenne est aujourd'hui incapable de s'assurer que les importateurs respectent les différentes réglementations auxquelles sont assujetties les entreprises européennes. Quant à la réponse, elle semble limpide ! Il n'existe pas de traduction officielle de cette brochure en mandarin. Toute traduction officieuse est bienvenue...

Bien connue des professionnels de l'emballage, la précieuse brochure 1227 donne l'état de l'art en matière d'aptitude au contact alimentaire des matériaux d'emballages. Un état de l'art qui est cependant en pleine évolution comme l'ont montré plusieurs intervenants. A commencer par Annette Schäfer, expert à la direction générale de la santé et de la protection des consommateurs au sein de la Commission européenne et Alexandre Feigenbaum, directeur de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Reims (Marne) et président du comité d'experts des matériaux au contact des aliments au sein de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).

Emballages Magazine en a largement rendu compte dans son numéro 756 du 27 juin, le règlement 1935/2004 entraîne, en effet, des évolutions importantes que nombre d'entreprises n'ont pas du tout intégrées alors qu'il a été publié le 27 octobre 2004. Comme l'ont expliqué les deux intervenants, le principe d'inertie est, par exemple, désormais contrebalancé par la possibilité de recourir à des emballages actifs.

Néoformés

Mais c'est bien la présentation du super-règlement relatif aux matières plastiques et aux migrations qui a semé le trouble.

Quand Alexandre Feigenbaum a présenté les problématiques relatives aux barrières fonctionnelles et aux néoformés contenues dans ce texte, il s'est déposé comme un voile de consternation dans l'assistance.

Comment se prémunir d'une substance que l'on ne connaît pas par avance ? Pour Alexandre Feigenbaum, le recours à la recherche - publique ! - est une bonne solution. En tant qu'animateur de Breizpack, le réseau des industriels de l'emballage de Bretagne, Thierry Varlet s'est placé, pour sa part, du point de vue d'une toute petite entreprise bretonne. Pour montrer, avec humour et humeur, que l'incroyable complexité de l'arsenal réglementaire que l'Union européenne instaure constitue un sérieux problème pour les petites structures.

Un problème d'autant plus grand que, selon Jean-Claude Lhuguenot, professeur de toxicologie alimentaire à l'Ecole nationale supérieure de biologie appliquée à la nutrition et à l'alimentation (Ensbana) de Dijon (Côte-d'Or), ce corpus réglementaire confond seuil d'analyse et seuil de toxicité. Jean-Claude Lhuguenot de dénoncer le recours à une débauche de moyens pour traquer des traces de molécules qui ont peu de chance de présenter un risque sanitaire réel. Dans le cadre des travaux sur l'aptitude au contact alimentaire des papiers et cartons menés au sein du Conseil de l'Europe, Jean-Claude Lhuguenot préconise une approche pragmatique fondée sur les guides de bonnes pratiques et les listes positives.

Ce rapide aperçu des débats qui ont eu lieu dans le cadre de la Session 9 illustre l'excellente tenue de cette nouvelle édition des Journées de l'emballage. Le choix de mener trois programmes en parallèle dans un strict respect des plages horaires a permis à chacun de se forger son programme à la carte. Portée par les interventions de Bayer Santé Familiale, Décathlon et Nestlé, la Session 11 intitulée « Décloisonnons les fonctions liées au packaging » a montré que la fonction packaging s'organisait progressivement en réseau afin de concilier les impératifs industriels légaux et marketing le plus tôt possible. Un vrai progrès ! Un constat global s'impose cependant : les donneurs d'ordres sont souvent à la pointe d'une réflexion qui trouve peu de relais chez les fournisseurs. Développement durable et écoconception en sont un exemple.

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