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DigiPack lève le voile sur la chaîne graphique numérique

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La filière de l'emballage et du conditionnement va devoir désormais compter avec un nouvel acteur de taille : Adobe. Oui, l'éditeur américain de logiciels... Car, au-delà de la boutade, comme l'a montré la première édition du congrès DigiPack organisé les 5 et 6 octobre par Oriex en partenariat avec Esko Graphics et Emballages Magazine, la chaîne graphique numérique devient une réalité dans l'industrie de l'emballage. Et les formats d'échange qui semblent réunir les suffrages sont le Portable Document Format (PDF), mis au point par... Adobe, et le Job Description Format (JDF). Mais le principal enseignement de DigiPack, dont nous rendons compte en pages intérieures, a peut-être été, plus modestement, de montrer qu'il reste encore beaucoup à faire. Un exemple ? En grande partie issue du monde de l'édition, la chaîne graphique numérique est très orientée offset et deux dimensions. Or l'emballage, en deux et trois dimensions, exploite de nombreuses technologies comme la flexographie ou l'héliogravure. Résultat : le fameux PDF doit encore faire l'objet d'une sérieuse interprétation de la part du photograveur et de l'imprimeur. D'où la nécessité de mener à bien le développement du standard PDF dédié à l'emballage dans le cadre du Ghent PDF Workgroup. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, à l'heure de l'informatique triomphante, Christian Blaise, expert de la chaîne graphique chez Nestlé en France, fait toujours confiance au traditionnel bon à tirer (BAT) physique pour lancer une impression. Comment demander une validation par écrans interposés alors que les écrans - et la lumière des pièces dans lesquelles sont ces écrans - ne sont pas calibrés ? DigiPack a également montré la formidable convergence qui est en train de s'opérer entre les outils de création et les outils graphiques. Avec des interactions constantes entre réel et virtuel. Comme l'ont montré plusieurs intervenants, les outils numériques de design, de conception et de développement permettent de créer des volumes virtuels dont les couleurs sont cependant étalonnées selon les principes de la physique optique. Il est alors possible de « simuler » la perception de son emballage selon différentes lumières. Grâce à ces outils, il est aussi de valider instantanément la faisabilité technique des projets grâce au recours intensif à des bases de données qui permettent d'analyser le choix des couleurs en fonction des pigments, des matériaux et des technologies de transformation retenus. Une façon, entre autres, de « normaliser » le dialogue entre les différents acteurs que sont le designer, la marque et l'industriel. Conséquence directe de possibilités ouvertes par ces nouveaux outils, le prototypage rapide devient une extension naturelle de la chaîne graphique. On peut alors imaginer une nouvelle génération d'imprimantes 3D en mesure de matérialiser, rapidement et à faible coût, un projet dans les bureaux des différents partenaires. D'ailleurs, dans le cadre plus général de la révolution des technologies de l'information et de la communication (TIC), la chaîne graphique, c'est encore le travail collaboratif, la mise en réseau et le temps réel. Un décor devient ainsi une juxtaposition de zones activées par des liens qui interrogent une base de données afin de mettre à jour un code à barres, un texte, un logo, une promotion et autres graphismes. Cette organisation se prête naturellement aux déclinaisons et autres effets de gammes qui sont le propre de l'emballage. Le langage qui semble s'imposer est, dans ce contexte, l'eXtensible Markup Language (XML). Extension ultime de cette logique : l'impression numérique dont le champ d'intervention ne cesse de s'accroître. De nombreux avantages induits se greffent sur cette nouvelle chaîne graphique numérique : la réduction des délais ou encore la sécurisation des données et la diminution des risques d'erreurs humaines en font partie. Un laboratoire pharmaceutique, peut, par exemple, corréler avec certitude telle notice avec tel médicament. Les informations sont saisies et validées une seule fois et ensuite exploitées par qui de droit. La chaîne graphique numérique est la prochaine révolution qui va secouer la filière de l'emballage et du conditionnement. Il faudra en être !

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